Technicolor sollicite ses créanciers pour d'éventuels rachats

mercredi 5 octobre 2011 19h14
 

PARIS, 5 octobre - Technicolor a déclaré mercredi avoir sollicité ses créanciers pour modifier ses contrats de crédit, précisant que d'éventuels avenants porteraient sur la capacité du groupe à réaliser des coentreprises, des acquisitions ou des cessions.

Le spécialiste des équipements et services pour l'industrie du divertissement a expliqué dans un communiqué que les contrats régissant sa dette restructurée limitaient sa flexibilité en l'empêchant de saisir d'éventuelles opportunités de consolidation.

"Les changements proposés exigent l'accord de la majorité des créanciers de Technicolor. Ce processus devrait aboutir d'ici la fin du mois d'octobre", ajoute le groupe.

L'annonce intervient dans un contexte délicat sur le plan financier, les turbulences de cet été sur les dettes souveraines des pays européens et les inquiétudes sur la solidité des banques faisant craindre un tarissement du crédit.

Technicolor est, lui, sorti en février 2010 d'une procédure de sauvegarde ouverte fin novembre 2009 pour conclure un plan de restructuration de sa dette.

Le groupe a, dans ce cadre, mené un programme de cession d'actifs qui s'est terminé en février dernier avec la vente de Grass Valley.

L'entreprise a en parallèle entrepris depuis 2010 de revoir ses opérations, notamment dans les outils traditionnels du cinéma, ce qui s'est traduit par des fermetures de site.

L'action a clôturé en hausse de 2,51%, à 2,08 euros. Elle cède 43% depuis le début de l'année.

Marie Mawad, avec Gilles Guillaume, édité par Gwénaëlle Barzic

 
<p>Fr&eacute;d&eacute;ric Rose, directeur g&eacute;n&eacute;ral de Technicolor. Le sp&eacute;cialiste des &eacute;quipements et services pour l'industrie du divertissement a d&eacute;clar&eacute; mercredi avoir sollicit&eacute; ses cr&eacute;anciers pour modifier ses contrats de cr&eacute;dit, pr&eacute;cisant que d'&eacute;ventuels avenants porteraient sur la capacit&eacute; du groupe &agrave; r&eacute;aliser des coentreprises, des acquisitions ou des cessions. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau</p>