COR - Gros enjeux au second tour des enchères sur la 4G

vendredi 23 septembre 2011 20h12
 

Bien lire à l'avant-dernier paragraphe que Didier Casas est secrétaire général de Bouygues Télécom

par Marie Mawad et Leila Abboud

PARIS (Reuters) - L'Etat est bien parti pour gagner son pari financier sur les fréquences mobiles 4G après une première série d'enchères qui lui a rapporté plus que prévu et qui, selon des spécialistes, laisse présager d'une posture agressive au second tour de la part des opérateurs qui n'ont pas eu le nombre de lots escompté.

Pour se positionner sur cette nouvelle technologie jugée cruciale pour les services d'internet mobile du futur, Orange, Free, SFR et Bouygues ont déjà mis 936 millions d'euros au total sur la table dans la première de deux séries d'enchères, alors que l'Etat avait fixé un prix plancher de 700 millions.

Ils se préparent désormais à déposer d'ici mi-décembre des dossiers pour le deuxième tour, dont le gouvernement attend au moins 1,8 milliard d'euros et qui cette fois concerne des fréquences dites "d'or", jugées de qualité supérieure par les experts car elles permettent de couvrir de grandes distances.

Tandis que tous les opérateurs n'ont pas eu le nombre de lots qu'ils espéraient au premier tour, la tension risque bien de monter d'un cran dans la seconde partie des enchères, disent des spécialistes et des dirigeants du secteur.

"Il y a de gros enjeux sur les enchères qui viennent", a estimé une source sectorielle qui n'a pas souhaité être nommée.

Par exemple, le deuxième opérateur français SFR a mis la main sur un bloc de 15 mégahertz lors du premier tour, au même titre que Bouygues Telecom, en deçà des blocs de 20 mégahertz obtenus par le numéro un Orange et le nouvel arrivé du mobile, Free. "(SFR) pourrait mettre le paquet pour gagner les prochaines fréquences mises en vente", a déclaré une autre source du secteur.

Les opérateurs qui anticiperaient une telle tentative de rattrapage de la part de leurs concurrents pourraient à leur tour miser gros pour éviter de se retrouver en queue de peloton.   Suite...

 
<p>L'Etat est bien parti pour gagner son pari financier sur les fr&eacute;quences mobiles 4G apr&egrave;s une premi&egrave;re s&eacute;rie d'ench&egrave;res qui lui a rapport&eacute; plus que pr&eacute;vu et qui, selon des sp&eacute;cialistes, laisse pr&eacute;sager d'une posture agressive au second tour de la part des op&eacute;rateurs qui n'ont pas eu le nombre de lots escompt&eacute;. /Photo d'archives/REUTERS/Tobias Schwarz</p>