SFR sous pression, la concurrence promet de s'amplifier

mercredi 31 août 2011 09h10
 

par Marie Mawad

PARIS (Reuters) - L'opérateur télécoms SFR a pâti au premier semestre d'une forte concurrence, qui a pesé sur ses recrutements d'abonnés et sa rentabilité, alors que l'arrivée prochaine de Free Mobile sur le marché promet de faire monter la pression d'encore un cran.

La filiale de Vivendi a vu ses niveaux de recrutements d'abonnés divisés par plus de moitié dans le mobile et dans le fixe par rapport au premier semestre de 2010, à 220.000 nouveaux abonnés mobiles nets et 96.000 nouveaux clients actifs dans le fixe.

Pourtant, le deuxième opérateur français, derrière France Télécom, a lancé une nouvelle box il y a moins d'un an, et annoncé début juin une refonte intégrale de ses offres mobiles et des baisses tarifaires de l'ordre de 25%.

A quelques mois de l'entrée sur le marché d'un nouvel acteur, Free Mobile, attendue au plus tard début 2012, la concurrence s'est intensifiée entre les opérateurs télécoms français, qui tentent de consolider leurs parts de marché.

Mais la pression devrait encore monter d'un cran dès les prochaines semaines.

L'opérateur historique France Télécom va dévoiler le 6 septembre une marque "low cost", baptisée Sosh, qui s'appuiera sur des prix inférieurs, sera distribuée uniquement sur internet et se basera sur un modèle d'abonnement sans engagement.

Bouygues Telecom a lui aussi dévoilé une offre comparable, baptisée B&YOU, qui s'adresse aux usagers plus indépendants, avec une culture technologique développée et qui utilisent beaucoup internet pour gérer leur accès aux télécoms.

L'INCONNUE FREE MOBILE   Suite...

 
<p>Le PDG de SFR, Franck Esser. L'op&eacute;rateur t&eacute;l&eacute;coms SFR a p&acirc;ti au premier semestre d'une forte concurrence, qui a pes&eacute; sur ses recrutements d'abonn&eacute;s et sa rentabilit&eacute;, alors que l'arriv&eacute;e prochaine de Free Mobile sur le march&eacute; promet de faire monter la pression d'encore un cran. /Photo prise le 7 juin 2011/REUTERS/Gonzalo Fuentes</p>