L'agence Chine nouvelle contre les "rumeurs toxiques" sur le web

mardi 30 août 2011 09h31
 

PEKIN (Reuters) - L'agence officielle de presse Chine nouvelle a réclamé mardi aux opérateurs internet, aux régulateurs et à la police d'en faire davantage pour purger les sites internet des "rumeurs toxiques".

Cet appel est un signe de plus de la volonté apparente du Parti communiste chinois de freiner l'explosion des blogs en Chine. La semaine dernière déjà, un haut responsable du parti, Liu Qi, avait mis en demeure les opérateurs chinois de faire le ménage sur la toile.

Avec près de 200 millions de Chinois utilisant des sites de microblogging, la Chine est le pays qui compte le plus grand nombre d'internautes de la planète.

Chine nouvelle souligne que ces outils de communication permettent des échanges vivants d'opinions. "Cependant, la progression rapide de ce flot transporte aussi de la boue et du sable - la propagation de rumeurs - et, afin d'entretenir un internet sain, nous devons éradiquer totalement le sol sur lequel croissent ces rumeurs", poursuit l'agence officielle de presse.

"La fabrication de rumeurs constitue en soi une maladie sociale, et la propagation de rumeurs sur internet constitue une menace sociale massive", ajoute Chine nouvelle, qui demande aux organismes chargés de la sécurité publique de faire respecter la loi.

TROIS FOIS PLUS DE MICROBLOGGEURS EN SIX MOIS

Les commentaires publiés par l'agence officielle n'ont pas valeur de directive politique mais dans le contexte actuel, sa prise de position renforce l'idée que les dirigeants chinois envisagent de resserrer le contrôle sur les contenus qui circulent via internet.

Car le pouvoir chinois semble mal à l'aise devant la croissance ultrarapide des utilisateurs de sites de microblogging: fin juin, on en recensait 195 millions, soit 209% de plus qu'à la fin de l'année dernière, selon les statistiques du Centre chinois d'information sur internet.

Le seul site Weibo, géré par Sina Corp, revendique lui 200 millions de comptes d'utilisateurs, générant une masse de commentaires et d'opinions dont l'influence s'est fait sentir fin juillet après la catastrophe ferroviaire de Wenzhou, qui a fait 40 morts.   Suite...

 
<p>Dans un cybercaf&eacute; de Taiyuan, dans la province chinoise de Shanxi. L'agence officielle de presse Chine nouvelle a r&eacute;clam&eacute; mardi aux op&eacute;rateurs internet, aux r&eacute;gulateurs et &agrave; la police d'en faire davantage pour purger les sites internet des "rumeurs toxiques", signe de la volont&eacute; des autorit&eacute;s de freiner l'explosion des blogs en Chine. /Photo d'archives/REUTERS/Stringer</p>