Steve Jobs quitte la direction d'Apple, Tim Cook lui succède

jeudi 25 août 2011 12h43
 

par Poornima Gupta et Edwin Chan

SAN FRANCISCO/LOS ANGELES (Reuters) - Steve Jobs a démissionné mercredi de son poste de directeur général d'Apple, qui sera dorénavant occupé par son bras droit Tim Cook, expliquant qu'il ne pouvait plus en assumer la charge.

"J'ai toujours dit que si jamais je venais à ne plus être en mesure d'assumer mes fonctions et obligations en tant que directeur général d'Apple, je serais le premier à vous le faire savoir. Malheureusement, ce jour est arrivé", écrit-il dans une courte lettre de démission.

Cette lettre ainsi qu'un communiqué laconique de la firme à la pomme soulèvent plus de questions qu'ils n'apportent de réponses quant à l'état de santé de Steve Jobs et à l'avenir de la société.

Ces interrogations expliquent que l'action Apple ait chuté de 7% dans les transactions d'après-clôture à Wall Street et qu'elle ait perdu près de 6% à Francfort dans les premiers échanges.

On ne compte que huit brèves phrases dans la lettre de démission de Steve Jobs, adressée tant au conseil d'administration qu'aux fans d'Apple.

"Je voudrais servir, si le conseil d'administration le juge approprié, en tant que président du conseil d'administration, administrateur et employé", écrit Steve Jobs.

LA "CRÉATIVITÉ ET L'INSPIRATION" DE TIM COOK

Même si ce départ ne doit pas remettre en cause l'ambitieux programme commercial d'Apple à court terme, certains se demandent si la firme high tech conservera son aura créatrice au-delà de l'année prochaine sans son patron emblématique.   Suite...

 
<p>Steve Jobs (&agrave; droite), embl&eacute;matique patron d'Apple, a d&eacute;missionn&eacute; de son poste de directeur g&eacute;n&eacute;ral. En cong&eacute; maladie depuis janvier, le fondateur du groupe &agrave; la pomme a &eacute;t&eacute; d&eacute;sign&eacute; pr&eacute;sident du conseil d'administration d'Apple et Tim Cook (&agrave; gauche) le remplace au poste de directeur g&eacute;n&eacute;ral. /Photo d'archives/REUTERS/Kimberly White</p>