Les jeux vidéos gratuits, nouvel eldorado financier des éditeurs

samedi 20 août 2011 20h59
 

par Michelle Martin

COLOGNE, Allemagne (Reuters) - L'augmentation du nombre d'adeptes des jeux vidéos gratuits offre au secteur une nouvelle source de revenus avec la vente par millions d'objets virtuels et autres gadgets liés à ces applications.

Jadis bête noire de l'industrie du jeu, les programmes gratuits font aujourd'hui le bonheur des développeurs qui parviennent à convaincre les consommateurs d'acheter outils, costumes ou autres pour améliorer leur expérience de jeu.

Selon un sondage publié en août par l'association allemande des nouvelles technologies Bitkom, 45% des joueurs allemands optent désormais uniquement pour des versions gratuites.

Le nombre d'acheteurs potentiels de jeux pour consoles vendus entre 50 et 70 euros se réduit à mesure que les joueurs privilégient smartphones ou tablettes, comme l'iPad d'Apple, où les jeux coûtent au plus 0,99 cents, note Matthias Hellmund, directeur du développement mobile chez Exozet.

"Mais les gens ne dépensent pas nécessairement moins, parce que les fans peuvent investir des centaines (d'euros) pour une expérience de jeu qu'ils apprécient vraiment, donc dépenser plus qu'ils ne le feraient pour un jeu au prix classique", a-t-il expliqué à Reuters en marge du salon Gamescom de Cologne.

1.500 EUROS POUR UNE ÉPÉE

L'étude Bitkom montre que 43% des joueurs allemands vont vers des jeux pour lesquels ils doivent payer au préalable et y consacrent en moyenne 15 euros par mois.

Mais certains adeptes des jeux gratuits dépensent beaucoup plus, parfois jusqu'à 1.500 euros simplement pour acquérir une épée rare ou une armure spéciale pour un personnage, relève Christian Funk, analyste de la société russe Kapersky Lab.   Suite...

 
<p>Un visiteur du salon du jeu vid&eacute;o Gamescom joue sur son smartphone. Cette pratique de plus en plus r&eacute;pandue avec des jeux gratuits offre une source de d&eacute;veloppement et de revenus nouvelle pour les &eacute;diteurs. /Photo prise le 17 ao&ucirc;t 2011/REUTERS/Ina Fassbender</p>