L'Europe plus porteuse pour les rivaux de l'iPad, dit une étude

mardi 9 août 2011 15h55
 

LONDRES (Reuters) - Les rivaux potentiels d'Apple sur le marché des tablettes multimédias ont davantage de chances de concurrencer l'iPad en Europe qu'aux Etats-Unis, mais ils doivent pour cela baisser rapidement leurs prix, estime mardi le cabinet d'études Forrester.

Cette situation tient notamment au nombre relativement faible de boutiques Apple en Europe, où la firme à la pomme compte 52 enseignes propres contre 283 aux Etats-Unis, ce dont pourraient profiter Samsung, Acer ou Research in Motion, souligne Forrester.

Mais les prix affichés par ces fabricants de smartphones et de tablettes ne leur permettent pas encore de défier Apple, qui domine sans partage ce marché et dispose d'un réseau efficace de fournisseurs.

Selon Forrester, cabinet spécialisé dans les nouvelles technologies, des concurrents chinois ou taïwanais arriveront prochainement sur le marché avec des produits moins chers.

"Les challengers de l'iPad ont une opportunité à saisir mais la concurrence est très fragmentée. Concurrencer Apple nécessite une approche différente de celle privilégiée jusqu'à présent", juge l'analyste Sarah Rotman Epps, auteur de l'étude.

Apple passe pour avoir "créé" le marché des tablettes en lançant l'iPad il y a un an et demi. Il a vendu près de 30 millions d'unités pour un prix minimum de 500 dollars.

Forrester estime que 48 millions de tablettes seront vendues cette année dans le monde, dont la moitié aux Etats-Unis, 30% en Europe, 15% en Asie et 5% en Amérique latine.

Forrester s'attend à ce qu'Apple compte pour 80% des tablettes vendues cette année aux Etats-Unis et 70% en Europe.

Pour trouver sa place, "un concurrent d'Apple doit associer le bon contenu, le juste prix et la stratégie de distribution adéquate. Aucun n'a les trois", explique Sarah Rotman Epps.   Suite...

 
<p>Le PlayBook de Research In Motion, l'un des concurrents de l'iPad. Les rivaux d'Apple ont davantage de chances de s'imposer sur le march&eacute; europ&eacute;en, en raison notamment du nombre moindre d'Apple Store, mais ils devront pour cela baisser leurs prix, selon une &eacute;tude. /Photo d'archives/REUTERS/Tim Chong</p>