Les objectifs de STMicroelectronics déçoivent

mardi 26 juillet 2011 09h45
 

PARIS/SAN FRANCISCO (Reuters) - STMicroelectronics a fait état dans la nuit de lundi d'un affaiblissement de la demande, prévenant que ses ventes du troisième trimestre pourraient bien reculer, du fait notamment d'un intérêt moins grand chez l'un de ses clients majeurs.

Le groupe franco-italien a précisé, dans un communiqué diffusé après la clôture de Wall Street, tabler pour le troisième trimestre sur une évolution séquentielle du chiffre d'affaires comprise entre une baisse de 5% et une hausse de 2%.

"Nous avons rapidement adapté à la baisse les niveaux de production de certaines usines essentiellement en raison d'une réduction significative des perspectives de demande d'un client majeur par rapport aux attentes précédentes", a expliqué Carlo Bozotti, PDG du groupe, dans le communiqué.

A 9h05, l'action STMicro chutait de 8,24% à la Bourse de Paris, à 5,87 euros, accusant ainsi la plus forte baisse de l'indice CAC 40, et à comparer avec une légère hausse (+0,12%) de l'indice sectoriel des technos.

"C'est une publication décevante. Les difficultés de Nokia et l'incertitude macroéconomique expliquent la détérioration des annonces", juge un trader, citant le client finlandais de STMicro.

Le premier fabricant européen de semi-conducteurs a publié pour le deuxième trimestre un bénéfice net de 420 millions dollars (290 millions d'euros), soit 0,46 dollar par action, pour le deuxième trimestre, contre 356 millions il y a un an.

Le niveau de bénéfice net plus élevé que prévu s'explique essentiellement par un gain exceptionnel après impôts de 305 millions de dollars et, hors éléments exceptionnels, le résultat par action ressort à 0,14 dollar sur la période.

Le résultat d'exploitation a reculé à 83 millions de dollars (57 millions d'euros), pour des ventes de 2,567 milliards de dollars (1,77 milliard d'euros), en légère hausse.

"STMicro publie des résultats et des prévisions moins bons qu'attendus du fait d'un affaiblissement général de la demande et de vents contraires sur les devises, en plus des difficultés déjà connues de la filiale ST-Ericsson", commente dans une note un analyste basé à Londres.   Suite...