Sony avait économisé sur sa sécurité avant les piratages

vendredi 24 juin 2011 09h53
 

NEW YORK (Reuters) - Sony a licencié des salariés d'une unité de sécurisation de son réseau deux semaines avant une vague d'attaques pirates sur ses données, révèle le texte d'un recours en justice collectif (class-action) engagé cette semaine aux Etats-Unis.

Sony avait en outre investi généreusement dans la sécurisation de ses propres données mais pas dans la protection de celles de ses clients, affirme le recours en nom collectif lancé lundi dans un tribunal fédéral de San Diego par un groupe d'utilisateurs.

Le groupe japonais est sous le feu des critiques depuis la mi-avril, après qu'il a été victime de plusieurs attaques de pirates informatiques au cours desquelles les données personnelles de plus de 100 millions de joueurs utilisant ses réseaux PlayStation Network (PSN) et Sony Online Entertainment ont été dérobées.

Dans le recours, les plaignants soulignent que l'entreprise avait précédemment été victime d'attaques plus limitées et qu'elle connaissait donc les risques encourus.

Sony a malgré tout licencié "un pourcentage important" de ses salariés de Sony Online Entertainment, parmi lesquels "un certain nombre" d'employés de son unité de sécurisation du réseau, affirme le recours en citant un témoin confidentiel.

Un représentant de Sony n'était pas disponible dans l'immédiat pour commenter l'information.

Dan Levine, Natalie Huet pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

 
<p>Sony avait licenci&eacute; des salari&eacute;s d'une unit&eacute; de s&eacute;curisation de son r&eacute;seau deux semaines avant une vague d'attaques pirates sur ses donn&eacute;es, selon le texte d'un recours en justice collectif (class-action) engag&eacute; cette semaine aux Etats-Unis. /Photo d'archives/REUTERS/Toru Hanai</p>