Des dizaines de sites officiels cibles de hackers en Malaisie

jeudi 16 juin 2011 12h51
 

par Liau y-Sing et Niluksi Koswanage

KUALA LUMPUR (Reuters) - Un piratage informatique de grande ampleur a visé 91 sites internet en Malaisie, dont 51 sites officiels du gouvernement dans le courant de la nuit dernière mais aucune donnée personnelle ou financière n'a été subtilisée, a assuré jeudi le gouvernement.

L'accès à 76 des 91 sites cibles a été restauré depuis, a indiqué la Commission malaisienne des communications et du multimedia, sans préciser les noms des sites concernés.

"La plupart des sites liés au gouvernement sont (désormais) accessibles au public, soit qu'ils n'ont pas été affectés par les interruptions de service, soit que leur accès a été rétabli depuis les attaques", a précisé le régulateur dans un communiqué.

Ce piratage est survenu après un avertissement lancé par le groupe Anonymous, qui avait menacé de lancer une attaque contre le portail officiel du gouvernement.

Anonymous entendait ainsi protester contre la censure de films et de programmes télévisés par les autorités malaisiennes ainsi que le blocage de sites de partage de fichiers.

Ce groupe de cybermilitants s'était fait connaître en décembre dernier en attaquant les sites de Mastercard, Visa et PayPal, en représailles à leur suspension des transferts de fonds en faveur de WikiLeaks, site spécialisé dans la diffusion de documents confidentiels.

Cette attaque coordonnée est le dernier épisode en date d'une série de piratages d'entreprises et d'organisations dont les victimes vont de Citigroup et Sony au Fonds monétaire international ou à la CIA.

Le groupe de pirates informatiques Lulz Security a annoncé avoir piraté le site internet de l'agence centrale du renseignement américain dans la soirée de mercredi.

Myriam Rivet pour le service français, édité par Benjamin Massot)

 
<p>Dans un cybercaf&eacute; &agrave; Putrajaya, dans l'ouest de la Malaisie. Un piratage informatique de grande ampleur a vis&eacute; 91 sites internet en Malaisie, dont 51 sites officiels du gouvernement dans le courant de la nuit derni&egrave;re mais aucune donn&eacute;e personnelle ou financi&egrave;re n'a &eacute;t&eacute; subtilis&eacute;e. /Photo prise le 16 juin 2011/REUTERS/Bazuki Muhammad</p>