Apple assouplit ses règles pour les abonnements de presse

vendredi 10 juin 2011 07h32
 

NEW YORK/SAN FRANCISCO (Reuters) - Apple a satisfait jeudi une revendication des éditeurs de presse en les autorisant à fixer librement les prix des abonnements et à les vendre à travers leurs propres applications.

Les utilisateurs d'iPad et d'iPhone pourront maintenant lire la presse ou des livres, écouter de la musique ou voir des films achetés en dehors de l'App Store, tant qu'il n'y a aucun lien les invitant à acheter ou s'abonner en dehors de l'application.

Apple ne recevra plus de commission pour les contenus achetés en dehors de l'App Store.

Ce revirement de position de la part de l'entreprise dirigée par Steve Jobs est une victoire pour les éditeurs de presse, qui voyaient Apple leur prélever 30% des recettes générées via l'App Store et contrôler les données des abonnés, précieuses pour la vente d'espaces publicitaires.

"Je crois que c'est logique", a dit Mike McGuire, analyste des médias au cabinet Gartner. "Je suis un peu surpris que cela ait mis autant de temps."

Pour réduire sa dépendance vis-à-vis de l'iPad, le Financial times avait annoncé mardi le lancement d'une version accessible sur le web de son application, la rendant compatible avec tous les smartphones et tablettes. De cette manière, le FT a contourné l'App Store.

"Dans ce contexte, nous allons étudier les conditions d'Apple", a dit Rob Grimshaw, directeur général de FT.com.

Jennifer Saba et Poornima Gupta, Clément Guillou pour le service français

 
<p>Apple a satisfait une revendication des &eacute;diteurs de presse en les autorisant &agrave; fixer librement les prix des abonnements et &agrave; les vendre &agrave; travers leurs propres applications. Les utilisateurs d'iPad et d'iPhone pourront maintenant lire la presse ou des livres, &eacute;couter de la musique ou voir des films achet&eacute;s en dehors de l'App Store, tant qu'il n'y a aucun lien les invitant &agrave; acheter ou s'abonner en dehors de l'application. /Photo prise le 23 mai 2011/REUTERS/Shannon Stapleton</p>