June 8, 2011 / 1:50 PM / 6 years ago

Orange juge improbables d'autres fusions avec T-Mobile

4 MINUTES DE LECTURE

<p>Olaf Swantee, patron des op&eacute;rations europ&eacute;ennes d'Orange, a d&eacute;clar&eacute; que France T&eacute;l&eacute;com, dont les services mobiles sont regroup&eacute;s sous la marque Orange, jugeait peu probable de fusionner ses op&eacute;rations mobiles avec celles de Deutsche Telekom dans d'autres march&eacute;s comme cela a &eacute;t&eacute; fait en Grande-Bretagne. /Photo d'archives/Albert Gea</p>

par Georgina Prodhan et Kate Holton

LONDRES (Reuters) - France Télécom juge peu probable de fusionner ses opérations mobiles avec celles de Deutsche Telekom dans d'autres marchés comme cela a été fait en Grande-Bretagne, a déclaré mercredi le patron des opérations européennes d'Orange.

Mais l'opérateur télécoms français, dont les services mobiles sont regroupés sous la marque Orange, souhaite passer d'autres accords de partage de réseau pour réduire les coûts, à la suite des arrangements conclus avec T-Mobile, filiale mobile de Deutsche Telekom, en Pologne, en Autriche et en Roumanie et avec Vodafone en Espagne.

"Partage de réseaux ? Oui. Mais le modèle Everything Everywhere est improbable", a dit à Reuters Olaf Swantee, à l'occasion de l'Open Mobile Summit de Londres, faisant référence à la coentreprise britannique Orange/T-Mobile créée en 2009.

"Nous sommes disposés à examiner dans tous nos marchés des accords de partage de réseaux choisis", a-t-il ajouté.

Les conjectures sur une fusion totale entre les deux opérateurs refont régulièrement surface dans un contexte où il importe de partager rapidement les coûts d'investissement dans des réseaux qui doivent assurer des services de plus en plus sophistiqués.

ORANGE VISE LA PLACE DE NUMÉRO DEUX EN ESPAGNE

France Télécom investira 18,5 milliards d'euros jusqu'en 2013 face à un doublement annuel des données mobiles dû aux smartphones. Pour amortir le coût des investissements tout en restant généreux avec l'actionnaire, France Télécom élabore avec Deutsche Telekom un accord d'achat commun qui vise à économiser trois milliards d'euros jusqu'en 2015.

Olaf Swantee, qui dirige les opérations d'Orange partout en dehors de la France, juge qu'il reste possible de faire des économies en dehors des domaines d'activité classiques si la première phase de la coopération se passe bien.

Pour l'heure, les deux opérateurs pensent coopérer dans les achats groupés pour les composants de réseaux, l'informatique interne et les plateformes de services en particulier.

L'accord ne recouvre pas les investissements dans les marques, le marketing et les coûts locaux comme la maintenance.

"Il est possible d'élargir le champ d'application, avec le temps, tout à fait", a dit Olaf Swantee, ajoutant qu'il était difficile de se projeter pour l'instant.

Orange espère par ailleurs devenir le numéro deux en Espagne dans le cadre d'un plan global jusqu'en 2015 qui prévoit un réexamen du portefeuille d'activités en Europe. Orange a pris des parts de marché à Telefonica en investissant lourdement dans son réseau mobile.

"Nous pensons que nous pouvons continuer à accroître notre part de marché", a jugé Olaf Swantee, ajoutant que les données rendaient compte d'un pourcentage de ventes relativement bas en Espagne, où le consommateur a subi de plein fouet la crise économique.

Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Gwénaelle Barzic

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below