Orange juge improbables d'autres fusions avec T-Mobile

mercredi 8 juin 2011 15h45
 

par Georgina Prodhan et Kate Holton

LONDRES (Reuters) - France Télécom juge peu probable de fusionner ses opérations mobiles avec celles de Deutsche Telekom dans d'autres marchés comme cela a été fait en Grande-Bretagne, a déclaré mercredi le patron des opérations européennes d'Orange.

Mais l'opérateur télécoms français, dont les services mobiles sont regroupés sous la marque Orange, souhaite passer d'autres accords de partage de réseau pour réduire les coûts, à la suite des arrangements conclus avec T-Mobile, filiale mobile de Deutsche Telekom, en Pologne, en Autriche et en Roumanie et avec Vodafone en Espagne.

"Partage de réseaux ? Oui. Mais le modèle Everything Everywhere est improbable", a dit à Reuters Olaf Swantee, à l'occasion de l'Open Mobile Summit de Londres, faisant référence à la coentreprise britannique Orange/T-Mobile créée en 2009.

"Nous sommes disposés à examiner dans tous nos marchés des accords de partage de réseaux choisis", a-t-il ajouté.

Les conjectures sur une fusion totale entre les deux opérateurs refont régulièrement surface dans un contexte où il importe de partager rapidement les coûts d'investissement dans des réseaux qui doivent assurer des services de plus en plus sophistiqués.

ORANGE VISE LA PLACE DE NUMÉRO DEUX EN ESPAGNE

France Télécom investira 18,5 milliards d'euros jusqu'en 2013 face à un doublement annuel des données mobiles dû aux smartphones. Pour amortir le coût des investissements tout en restant généreux avec l'actionnaire, France Télécom élabore avec Deutsche Telekom un accord d'achat commun qui vise à économiser trois milliards d'euros jusqu'en 2015.

Olaf Swantee, qui dirige les opérations d'Orange partout en dehors de la France, juge qu'il reste possible de faire des économies en dehors des domaines d'activité classiques si la première phase de la coopération se passe bien.   Suite...

 
<p>Olaf Swantee, patron des op&eacute;rations europ&eacute;ennes d'Orange, a d&eacute;clar&eacute; que France T&eacute;l&eacute;com, dont les services mobiles sont regroup&eacute;s sous la marque Orange, jugeait peu probable de fusionner ses op&eacute;rations mobiles avec celles de Deutsche Telekom dans d'autres march&eacute;s comme cela a &eacute;t&eacute; fait en Grande-Bretagne. /Photo d'archives/REUTERS/Albert Gea</p>