Les nouveaux acteurs des jeux en ligne veulent une évolution

mardi 7 juin 2011 20h36
 

par Gwénaelle Barzic

PARIS (Reuters) - Un an après la libéralisation des jeux d'argents en ligne, les nouveaux opérateurs dressent un bilan amer et réclament une évolution rapide du cadre réglementaire, responsable selon eux de l'exode des joueurs français vers des sites étrangers.

Qu'ils soient d'anciens "clandestins" comme ZeTurf ou BetClicEverest Group, ou de nouveaux entrants comme France-Pari, ils sont unanimes pour dire que le marché français n'est pas viable en l'état.

"Aujourd'hui nous sommes dans une situation critique qui fait que si on agit pas rapidement (...), on va revenir à la case départ", a mis en garde mardi Nicolas Béraud, PDG de BetClicEverest Group et président de l'Association française des Jeux en ligne (Afjel) qui présentait mardi son "livre blanc".

Rédigé par quatre experts, ce document dresse un bilan en demi-teinte d'un an d'ouverture à la concurrence du marché des jeux en ligne en France et formule une série de propositions, pour certaines déjà largement relayées par les opérateurs.

Ces derniers espèrent ainsi peser de manière "constructive" sur les discussions qui auront lieu en novembre prochain sur la loi du 12 mai 2010 libéralisant les jeux en ligne dans le cadre de la "clause de revoyure" prévue par le législateur.

Un an après l'entrée en vigueur du texte, les nouveaux entrants continuent d'aligner les pertes qui se chiffrent en moyenne à plusieurs dizaines de millions d'euros, selon Nicolas Béraud, ce qui les a conduits pour la plupart à réduire fortement leurs investissements, notamment en marketing.

RETOURNEMENT DU MARCHÉ

Même si les opérateurs n'espéraient pas atteindre la rentabilité avant quelques années du fait de la lourdeur des investissements nécessaires à leur lancement, le retournement du marché observé ces derniers mois les inquiète.   Suite...

 
<p>Un an apr&egrave;s la lib&eacute;ralisation des jeux d'argents en ligne, les nouveaux op&eacute;rateurs dressent un bilan amer et r&eacute;clament une &eacute;volution rapide du cadre r&eacute;glementaire, responsable selon eux de l'exode des joueurs fran&ccedil;ais vers des sites &eacute;trangers. /Photo d'archives/REUTERS/Bobby Yip</p>