Nokia renonce à ses objectifs, l'action chute

mardi 31 mai 2011 19h02
 

par Ritsuko Ando

HELSINKI (Reuters) - Nokia a renoncé mardi à atteindre les objectifs qu'il s'était fixés quelques semaines plus tôt, suscitant des interrogations sur la capacité de son nouveau directeur général à orchestrer le redressement promis en février.

L'action a dégringolé de près de 20% en séance pour toucher son niveau le plus bas en plus de 13 ans à 4,716 euros. Elle a clôturé sur une perte de 17,53% à 4,75 euros, alors qu'elle culminait à 65 euros en 2000.

Nokia, jadis leader incontesté des téléphones mobiles, a vu sa suprématie mise à mal ces dernières années, Apple et Google, ce dernier avec son système d'exploitation Android lui ayant brûlé la politesse dans le segment des smartphones.

Nokia reste le premier fabricant mondial de combinés mobiles en volume et son directeur général Stephen Elop a lancé voici trois mois une refonte de l'activité téléphonie qui s'est notamment traduite par l'adoption de l'OS de Microsoft au détriment du système d'exploitation maison Symbian.

Malgré tout, Nokia a fait savoir mardi que le chiffre d'affaires net tiré des services et des matériels serait au deuxième trimestre "nettement en deçà" de sa projection faite en avril qui variait de 6,1 à 6,6 milliards d'euros.

Stephen Elop, arrivé chez Nokia l'an passé pour redonner du mordant à l'entreprise finlandaise, a observé que la concurrence était particulièrement féroce en Europe.

"Android gagne en force et Apple, bien sûr, c'est Apple", a-t-il dit à des analystes en téléconférence, ajoutant que des problèmes de direction avaient également été préjudiciables pour l'entreprise en Chine.

"Compte tenu du changement inattendu de nos projections pour le deuxième trimestre, Nokia estime qu'il n'est plus pertinent de donner des objectifs annuels pour 2011", a précisé le groupe, ajoutant qu'il continuerait à fournir des mises à jour trimestrielles.   Suite...

 
<p>Nokia a renonc&eacute; &agrave; atteindre les objectifs qu'il s'&eacute;tait fix&eacute;s quelques semaines plus t&ocirc;t, suscitant des interrogations sur la capacit&eacute; de son nouveau directeur g&eacute;n&eacute;ral Stephen Elop &agrave; orchestrer le redressement promis en f&eacute;vrier. Cette annonce a fait chuter le titre, qui a cl&ocirc;tur&eacute; en baisse de 17,53% &agrave; 4,75 euros. /Photo d'archives/REUTERS/Bob Strong</p>