Intel pourrait fabriquer des puces de ses concurrents

jeudi 26 mai 2011 17h16
 

LONDRES (Reuters) - Intel a annoncé jeudi qu'il pourrait fabriquer des micro-processeurs basés sur une architecture différente de ses puces si une telle demande lui était soumise, afin d'exploiter ses capacités de production.

"Il y a des clients que nous pourrions intéresser et d'autres non", a déclaré à la presse Stacy Smith, la directrice financière d'Intel à l'issue d'une réunion consacrée aux investisseurs à Londres.

"Si Apple ou Sony venaient nous voir et disaient 'Je veux faire un produit basé sur l'architecture Intel mais en y ajoutant des éléments personnels', je ne vacillerais pas. Ce serait une activité fantastique pour nous", a-t-elle ajouté.

"Et si le client disait 'Je ne veux pas que ce soit une architecture Intel, je veux le faire selon mon propre design', (...) cela susciterait une réflexion plus approfondie et des analyses".

Intel ne perçoit dans ce dernier cas que la marge liée à la fabrication.

L'architecture propriétaire d'Intel désigne une série d'instructions qui permet l'exécution d'un code basé sur les processeurs x86 par opposition aux processeurs reprenant le design du britannique ARM ou d'autres, qui équipent ordinateurs et appareils électroniques.

Bien qu'Intel soit de loin le premier fabricant mondial de microprocesseurs, le groupe américain est largement devancé sur le segment des smartphones et des tablettes par les fabricants de puces utilisant l'architecture ARM, comme l'iPhone et iPad d'Apple.

Stacy Smith a cependant déclaré qu'une telle demande "n'était pas pour l'instant à l'ordre du jour" et que la possibilité de fabriquer des puces pour des tiers ne déterminait pas l'investissement dans les capacités de production d'Intel.

Paul Sandle, Claude Chendjou pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

 
<p>Intel pourrait fabriquer des micro-processeurs bas&eacute;s sur une architecture diff&eacute;rente de ses puces si une telle demande lui &eacute;tait soumise, afin d'exploiter ses capacit&eacute;s de production. /Photo d'archives/REUTERS/Steve Marcus</p>