26 mai 2011 / 11:57 / il y a 6 ans

Le marché illégal des jeux en ligne persiste en France

<p>Le march&eacute; ill&eacute;gal des jeux en ligne persiste en France un an apr&egrave;s la mise en oeuvre de la loi qui les a autoris&eacute;s et r&eacute;glement&eacute;s, cens&eacute;e mettre fin &agrave; ce ph&eacute;nom&egrave;ne, selon un rapport parlementaire. /Photo d'archives/REUTERS</p>

PARIS (Reuters) - Le marché illégal des jeux en ligne persiste en France un an après la mise en oeuvre de la loi qui les a autorisés et réglementés, censée mettre fin à ce phénomène, affirme un rapport parlementaire présenté jeudi.

La commission des Finances de l'Assemblée a publié jeudi un rapport sur l'application de la loi de 2010 qui avait été vivement critiquée par l'opposition de gauche.

Ce document reflète les divergences entre ses deux auteurs, qui s'étaient déjà opposés lors de l'examen du projet de loi.

La députée socialiste Aurélie Filipetti rappelle que l'objectif de la loi était de légaliser les jeux en ligne afin de "faire pièce au marché illégal".

"Son échec est patent sur au moins un domaine", dit-elle. "Si l'ouverture a fait basculer une partie des opérateurs dans la légalité, un marché illégal persiste, il est même impossible d'en mesurer l'ampleur, les opérateurs agréés ne sont pas impliqués dans la lutte contre le marché illégal et les organes de contrôle sont peu armés pour tenter de le démanteler."

L'UMP Jean-François Lamour, qui fut en pointe dans la défense de cette loi, reconnaît que l'offre illégale "n'a certes pas totalement disparu". "Elle continue, de manière résiduelle, à capter 15 à 30% des paris ou du poker en ligne souvent grâce à une offre de niche", ajoute-t-il.

Mais il souligne que les autorités "ont été dotées d'outils efficaces de blocage et de sanction des sites illégaux".

"Il reste encore à les utiliser plus systématiquement", souligne toutefois le député UMP de Paris.

Les deux auteurs du rapport présentent une vingtaine de propositions dont plusieurs ne font pas l'unanimité entre eux.

Ainsi, Aurélie Filipetti propose d'imposer aux opérateurs, comme en Belgique, la mise en place d'un taux maximal de perte horaire de 70 euros ou de mieux doter les centres de soin, d'accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA).

Jean-François Lamour suggère quant à lui d'autoriser les jeux d'habileté en ligne ("skills games") payants afin de les soumettre à la régulation de l'Autorité de régulation des jeux en ligne (ARJEL) et à une fiscalité spécifique.

Il propose également d'autoriser les paris sportifs sur des matchs amicaux pris en compte dans un classement international ou bien encore d'autoriser toutes les variantes de poker au titre des jeux de cercle en ligne.

Emile Picy, édité par Yves Clarisse

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