La société civile veut faire entendre sa voix au Forum e-G8

mercredi 25 mai 2011 17h59
 

par Gwénaelle Barzic

PARIS (Reuters) - Des représentants de la société civile estiment être évincés des débats organisés dans le cadre de l'e-G8, qui, en donnant majoritairement la parole aux patrons de grands groupes établis, passe, selon eux à côté des véritables enjeux d'internet.

Organisé à l'initiative de la France, ce forum dédié au numérique réunit à Paris les vedettes du secteur, de Google à Twitter, en passant par les opérateurs télécoms et les grands groupes de médias comme Vivendi.

Il doit élaborer une série de recommandations à l'adresse des chefs d'Etat et de gouvernement du G8 qui débattront pour la première fois d'internet jeudi et vendredi à Deauville.

"Nous voulons nous assurer que d'autres voix soient entendues même si le communiqué final a déjà été écrit", a expliqué mercredi Susan Crawford, ex-membre de l'organisme américain Icann (Internet corporation for internet names and numbers), lors d'une conférence de presse.

"Il faut que tout le monde sache qu'il n'y a pas de consensus", a-t-elle ajouté.

Lors de cette conférence de presse organisée mercredi à l'impromptu sous le chapiteau de l'e-G8, des universitaires et des militants associatifs ont déploré que les préoccupations économiques et réglementaires aient dominé une grande partie des discussions.

Le secrétaire général de Reporters sans frontières Jean-François Julliard a ainsi jugé "scandaleux" qu'aucune parole n'ait été prononcée à l'attention de dissidents emprisonnés en Iran ou en Chine pour s'être exprimés sur internet.

"Avant de penser à réguler des contenus, il faut d'abord se soucier qu'internet reste libre", a-t-il souligné.   Suite...

 
<p>Le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg (&agrave; droite), et le directeur g&eacute;n&eacute;ral de Publicis, Maurice L&eacute;vy, au Forum eG8, &agrave; Paris. Des repr&eacute;sentants de la soci&eacute;t&eacute; civile estiment &ecirc;tre &eacute;vinc&eacute;s des d&eacute;bats organis&eacute;s dans ce sommet, qui, en donnant majoritairement la parole aux patrons de grands groupes &eacute;tablis, passe, selon eux &agrave; c&ocirc;t&eacute; des v&eacute;ritables enjeux d'internet. /Photo prise le 25 mai 2011/REUTERS/Gonzalo Fuentes</p>