Yahoo évincé par Alibaba d'Alipay, le titre chute

vendredi 13 mai 2011 18h41
 

NEW YORK (Reuters) - Le titre Yahoo chutait de près de 7% vendredi à l'approche de la mi-séance à Wall Street après que le portail internet a dit qu'Alibaba avait réorganisé le capital d'Alipay, un groupe de systèmes de paiement en ligne en Chine, sans qu'il en soit informé.

Vers 16h20 GMT, l'action Yahoo reculait de 6,64% à 16,03 dollars alors que le Nasdaq reculait de 1,20%.

En réponse à son actionnaire à 43%, Alibaba a affirmé vendredi avoir annoncé à son conseil d'administration en juillet 2009 la revente de son activité de paiement électronique à son directeur financier Jack Ma, rejetant ainsi les accusations de Yahoo.

Yahoo, qui détient un siège à son conseil d'administration du portail chinois, a déclaré jeudi n'avoir été informé de cet accord qu'en mars 2011.

Ce transfert s'est produit "sans que le conseil d'administration ou les actionnaires en aient été informés ou aient donné leur accord", a déclaré la société américaine.

Yahoo a découvert dans un document émanant des autorités financières mardi que Jack Ma avait racheté Alipay, un système de paiement en ligne chinois similaire à PayPal.

Les administrateurs d'Alibaba ont été "informés lors d'une réunion du conseil d'administration que la majorité des actions Alipay avait été transférée à son actionnaire chinois", a déclaré vendredi dans un communiqué John Spelich, porte-parole d'Alibaba.

Alibaba a dit clairement vouloir racheter la participation de Yahoo dans le portail chinois.

Les actifs asiatiques de Yahoo, qui incluent une part de 35% dans Yahoo Japan, représentent au moins la moitié de la valeur boursière de Yahoo, selon certains analystes.   Suite...

 
<p>Le titre Yahoo chutait de pr&egrave;s de 7% vendredi &agrave; l'approche de la mi-s&eacute;ance &agrave; Wall Street apr&egrave;s que le portail internet a dit qu'Alibaba avait r&eacute;organis&eacute; le capital d'Alipay, un groupe de syst&egrave;mes de paiement en ligne en Chine, sans qu'il en soit inform&eacute;. /Photo d'archives/REUTERS/Robert Galbraith</p>