Infineon relève à nouveau ses prévisions

mardi 3 mai 2011 12h24
 

par Nicola Leske

FRANCFORT (Reuters) - Infineon a une nouvelle fois relevé ses prévisions annuelles mardi, le fabricant de semi-conducteurs confirmant ainsi sa clairvoyance en délaissant l'an dernier le segment mobile pour se concentrer sur trois secteurs, dont l'automobile.

Le groupe allemand, qui avait frôlé la faillite en 2008, a cédé en 2010 son activité puces pour mobiles à Intel pour un peu plus d'un milliard d'euros. Depuis il se focalise sur l'industrie, les cartes à puces sécurisées et l'automobile.

"Le trimestre est une nouvelle illustration de la pertinence de la stratégie de se concentrer sur l'efficacité énergétique, la mobilité et la sécurité", déclare Peter Bauer, président du directoire, cité dans un communiqué.

Contrairement à certains de ses concurrents, comme Texas Instruments, la production d'Infineon n'a pas été perturbée par les ruptures dans la chaîne d'approvisionnement mondiale provoquées par le tremblement de terre et le tsunami qui ont frappé le nord-est du Japon le 11 mars.

Le groupe, qui réalise 6% de son chiffre d'affaires au Japon, n'a toutefois pas exclu un impact sur sa production au cours du troisième trimestre de son exercice 2010-2011.

Vers 10h00 GMT, le titre Infineon avançait de 3,09% à 7,98 euros alors que l'indice regroupant les valeurs technologiques européennes reculait de 0,22%.

BOOM DU SECTEUR AUTOMOBILE

Infineon table désormais sur une croissance de son chiffre d'affaires de 20% sur l'exercice 2010-2011, clos le 30 septembre, contre une prévision précédente de +15%.   Suite...

 
<p>Peter Bauer, pr&eacute;sident du directoire d'Infineon. Le fabricant de semi-conducteurs, qui a choisi de se concentrer sur trois secteurs dont l'automobile apr&egrave;s avoir fr&ocirc;l&eacute; la faillite, a de nouveau relev&eacute; ses pr&eacute;visions annuelles mardi, faisant &eacute;tat d'un b&eacute;n&eacute;fice net de 572 millions d'euros pour le deuxi&egrave;me trimestre de son exercice. /Photo d'archives/REUTERS/Michaela Rehle</p>