7 avril 2011 / 12:06 / il y a 6 ans

Les rivaux d'Orange craignent qu'il rafle la mise en 4G

<p>Les concurrents d'Orange font front commun pour demander que l'Etat les prot&egrave;ge lors des ench&egrave;res pour les fr&eacute;quences mobile 4G, de peur que l'op&eacute;rateur historique fran&ccedil;ais, plus riche, ne rafle la mise pour conforter son leadership, selon plusieurs sources proches du dossier. /Photo d'archives/Eric Gaillard</p>

par Marie Mawad et Leila Abboud

PARIS (Reuters) - Les concurrents d'Orange font front commun pour demander que l'Etat les protège lors des enchères pour les fréquences mobile 4G, de peur que l'opérateur historique français, plus riche, ne rafle la mise pour conforter son leadership, selon plusieurs sources proches du dossier.

L'attribution de ces fréquences de future génération jouera un rôle déterminant dans le paysage concurrentiel des télécoms français. Des experts estiment ainsi que certains opérateurs pourraient disparaître si la concurrence était ainsi bridée.

"Dans un scénario cauchemar, France Télécom mettrait le paquet et rachèterait la moitié des fréquences", déclare l'une des sources interrogées par Reuters.

SFR, Bouygues et Free demandent au gouvernement, qui fixe les modalités des enchères pour ces licences, d'instaurer des mécanismes de protection comme l'obligation de partage de réseau.

Mais les concurrents de France Télécom exigent surtout que la France prenne exemple sur les enchères menées dernièrement en Allemagne, en Espagne et au Royaume-Uni, pour fixer des plafonds d'achat qui empêcheraient à un seul groupe de tout rafler.

Selon une autre source proche du dossier, l'Etat introduira bien de tels plafonds, mais de peur que des conditions trop sévères ne pèsent sur les recettes des enchères, il pourrait les placer trop haut pour qu'ils soient réellement protecteurs.

"Avec la moitié des fréquences, vous recréez déjà une position dominante", prévient de son côté une troisième source.

L'attribution des nouvelles fréquences, qui doit se faire cet été, a pris plus d'un mois de retard sur fond de désaccords entre le gouvernement et le régulateur des télécoms, l'Arcep.

L'Etat qui souhaite renflouer ses caisses, espère récolter au moins deux milliards d'euros de ces enchères, soulignent certaines de ces sources.

"Ceux qui sont plus riches pourront acheter davantage de fréquences et offrir un meilleur service à leur clients, mais pour les petits opérateurs ce sera une question de vie ou de mort", explique Bengt Nordström, PDG de Northstream, une entreprise qui conseille les opérateurs.

Une porte-parole d'Orange n'a pas souhaité faire de commentaire sur le processus d'enchères.

En réponse à la consultation publique lancée par l'Arcep, Orange avait indiqué en septembre que le gouvernement devrait éviter de multiplier les conditions imposées, comme les plafonds ou l'obligation de partager du spectre avec ses rivaux.

La 4G, ou technologie de quatrième génération, devrait permettre aux opérateurs de téléphonie mobile d'offrir des débits plus rapides afin de s'adapter à la généralisation des smartphones et à l'explosion des échanges de données à travers les e-mails, la vidéo et l'internet mobile.

Edité par Gilles Guillaume

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