Cinq usines de Sony affectées par des pénuries au Japon

mardi 22 mars 2011 11h03
 

par Isabel Reynolds

TOKYO (Reuters) - La pénurie de pièces va contraindre Sony à interrompre ou réduire sa production dans cinq usines supplémentaires au Japon après la catastrophe qui a frappée le nord-est du pays le 11 mars.

Les fabricants d'électronique et les constructeurs automobiles semblent les plus affectés par les conséquences du tremblement de terre et le tsunami d'il y a près de deux semaines.

Mais les déclarations du groupe minier Rio Tinto, disant que ces perturbations menaçaient ses projets de développement, illustrent à quel point les difficultés se propagent.

Plus de dix jours après le séisme de magnitude 9,0 et le tsunami du dix mètres survenus au nord-est de l'archipel, les producteurs ont du mal à retrouver leur vitesse de croisière en raison de la pénurie de composants dans les usines, des coupures de courant et des infrastructures endommagées.

Le rôle du Japon est tel dans la chaîne d'approvisionnement mondiale que ces difficultés affectent les plus grands groupes, d'Apple à General Motors en passant par Nokia.

Toyota, le premier constructeur automobile mondial, a quant à lui dit que ses 12 usines d'assemblage japonaises resteraient fermées jusqu'au 26 mars au moins et qu'il n'était pas certain de la date de leur reprise. La production perdue entre le 14 et le 26 mars devrait représenter environ 140.000 véhicules.

Toyota espérait pouvoir reprendre les assemblages ce mardi. Son concurrent Honda a également étendu l'interruption de sa production jusqu'à jeudi.

Le géant de l'électronique Sony a annoncé mardi que cinq nouvelles usines, principalement situées au centre et au sud du Japon, étaient affectées par des pénuries de pièces en raison de la catastrophe et qu'il fermerait ou réduirait sa production jusqu'à la fin du mois.   Suite...

 
<p>Sony a d&eacute;clar&eacute; que la p&eacute;nurie de pi&egrave;ces et de mat&eacute;riaux pourrait le contraindre de r&eacute;duire ou suspendre la production dans cinq usines suppl&eacute;mentaires au Japon apr&egrave;s le s&eacute;isme et le tsunami qui ont frapp&eacute; le nord-est du pays le 11 mars. /Photo d'archives/REUTERS/Kim Kyung-Hoon</p>