L'e-book, invité virtuel au Salon du Livre

vendredi 18 mars 2011 17h48
 

par Marie Mawad

PARIS (Reuters) - IPads, e-readers et autres tablettes électroniques risquent de rester dans leurs pochettes au Salon du Livre de Paris, qui a ouvert ses portes au public vendredi, alors que l'e-book peine toujours à se frayer une place dans les bibliothèques françaises.

Les livres numériques génèrent quelque 40 millions d'euros en France, soit seulement 1% des ventes des éditeurs, et les experts pointent du doigt une offre d'e-books jugée trop réduite avec environ 100.000 références françaises, contre plus de 800.000 en anglais téléchargeables chez le leader mondial Amazon.

Ce n'est pourtant pas faute d'appétit des consommateurs.

Au Salon, les visiteurs affluent sur les stands des fabricants de tablettes, mais, du côté des éditeurs, aucun de ces gadgets n'est en vue sur les rayons.

Impossible pour un lecteur d'acheter sur place la version numérique de livre préféré, car aucune borne de téléchargement n'a été prévue.

"C'est vrai que le marché français est difficile, mais les consommateurs commencent à connaître les e-books et il y a un appétit évident", déclare Alexandre Shabaev, porte-parole de Pocketbook, un groupe entré en France il y a six mois et qui revendique un dixième du marché mondial des tablettes.

Dans l'Hexagone, les éditeurs avancent prudemment sur le segment numérique car ils redoutent de voir les ventes d'e-books, moins chers que le livre traditionnel, grignoter celles du papier.

Mais ils craignent surtout de voir une guerre des prix éclater et s'inquiètent de l'émergence d'un réseau de distribution qui serait capté par quelques géants, étrangers pour la plupart, dont Apple, Google ou encore Amazon.   Suite...

 
<p>Un exposant devant ses rayons, au Salon du Livre, qui a ouvert ses portes vendredi &agrave; Paris. iPad, e-readers et autres tablettes &eacute;lectroniques risquent de rester dans leurs pochettes lors de ce salon, car l'e-book peine toujours &agrave; se frayer une place dans les biblioth&egrave;ques fran&ccedil;aises. /Photo prise le 18 mars 2011/REUTERS/Charles Platiau</p>