Les prix dans la hi-tech en hausse après le séisme au Japon

mardi 15 mars 2011 11h10
 

par Miyoung Kim

SEOUL (Reuters) - Le prix de composants clés pour le secteur technologique a continué de grimper mardi alors que le tremblement de terre et le tsunami qui ont frappé le nord-est du Japon vendredi sont susceptibles de perturber la chaîne manufacturière mondiale plus longtemps qu'initialement prévu.

Des dizaines d'entreprises japonaises, que ce soit des fabricants d'équipements, d'électronique ou d'automobiles, n'anticipent pas avant plusieurs jours la réouverture de leurs usines situées dans la région frappée par la catastrophe naturelle.

En outre, les dégâts infligés aux infrastructures - production d'électricité, réseaux routier et ferroviaire, ports - nécessiteront des mois de travaux de remise en état.

La menace d'une catastrophe nucléaire peut également freiner l'activité après les deux nouvelles explosions survenues mardi à la centrale atomique de Fukushima-Daiichi sur la côte nord-est du Japon qui ont provoqué dans la région, et cela jusqu'à Tokyo, une hausse du niveau de radioactivité.

Le cabinet IHs iSuppli pense que le tremblement de terre et ses conséquences devraient se traduire par une pénurie de certains composants, évolution qui mènera inévitablement à une flambée des prix.

"Même s'il apparaît que les sites de production de produits électroniques n'ont pas été affectés, l'impact (du tremblement de terre) sur les infrastructures de transports et d'énergie aura pour conséquence des ruptures dans la chaîne d'approvisionnement (...)", précise iSuppli.

"Les composants touchés seront les mémoires flash NAND, les DRAM (...) les écrans à cristaux liquides (LCD)", poursuit le cabinet.

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<p>M&eacute;moire DRAM. Le prix de composants cl&eacute;s pour le secteur technologique a continu&eacute; de grimper mardi alors que le tremblement de terre et le tsunami qui ont frapp&eacute; le nord-est du Japon vendredi sont susceptibles de perturber la cha&icirc;ne manufacturi&egrave;re mondiale plus longtemps qu'initialement pr&eacute;vu. /Photo d'archives/REUTERS</p>