3 mars 2011 / 07:41 / il y a 6 ans

Free Mobile signe avec Orange pour la 3G, cap sur 2012

<p>Free va lancer ses premi&egrave;res offres de t&eacute;l&eacute;phonie mobile d&eacute;but 2012, apr&egrave;s avoir boucl&eacute; une &eacute;tape cruciale en signant avec Orange un accord d'itin&eacute;rance sur ses r&eacute;seaux de deuxi&egrave;me et troisi&egrave;me g&eacute;n&eacute;rations (2G et 3G). /Photo d'archives/Eric Gaillard</p>

par Marie Mawad et Raoul Sachs

PARIS (Reuters) - Free a confirmé jeudi qu'il serait prêt à lancer ses premières offres de téléphonie mobile début 2012, après avoir bouclé une étape cruciale en signant avec Orange un accord d'itinérance sur ses réseaux de deuxième et troisième générations (2G et 3G).

Cet accord, qui a fait bondir l'action Iliad dans la matinée, permettra à Free Mobile d'offrir un accès au réseau sur l'ensemble du territoire, en ne couvrant dans un premier temps que le quart de la France avec ses propres antennes.

"C'est une étape déterminante. (...) C'est quelque chose qui était loin d'être acquis", a déclaré le directeur général d'Iliad, Maxime Lombardini, dans une interview à Reuters, confirmant par la même occasion les objectifs financiers de Free Mobile et son calendrier de déploiement.

Du point de vue de France Télécom, le contrat, quoiqu'estimé à un milliard d'euros de revenus sur six ans, a suscité des interrogations chez des intervenants de marché.

A 11h05 à la Bourse de Paris, les arbitrages entre les deux titres profitaient largement à Iliad, qui enregistrait un bond de 5,77% à 85,40 euros tandis que France Télécom, que Goldman Sachs a rangé dans sa liste de valeurs à vendre en priorité, accusait à -0,79% (15,745 euros) la deuxième plus forte baisse de l'indice CAC 40.

"Nous estimons que l'ampleur des défis auxquels vont être confrontées les activités domestiques de FT est sous-estimée par le marché. Notre analyse de l'impact d'un quatrième entrant suggère que le lancement d'Iliad en fin d'année aura un impact plus fort que prévu par le consensus sur le marché du mobile en France", dit le broker dans une note.

FRANCE TÉLÉCOM EN QUESTION

Un intervenant parisien estime que l'accord est surprenant et marque "l'absence de stratégie de France Télécom".

"Free est le principal concurrent d'Orange, et Orange lui offre ses réseaux. Quand on connaît l'efficacité de la stratégie de marketing de Free, on s'interroge sur la décision", dit ce responsable vente actions d'un courtier parisien, qui ajoute que la note de Goldman Sachs a précipité les arbitrages.

Sélectionné par le régulateur des télécoms fin 2009 pour la quatrième licence de téléphonie mobile, Iliad s'était trouvé confronté ces derniers mois à un refus de négocier de la part de ses concurrents sur les capacités réseau en 3G, qui permettent le transfert plus rapide de données.

Alors que le trafic de données explose sur les réseaux télécoms, avec la généralisation des smartphones, la 3G est nécessaire notamment pour la diffusion de la vidéo.

Il y avait, à l'inverse, peu d'inquiétude sur la signature d'un accord en 2G, obligatoire pour les concurrents dans le cadre de la réglementation prévue par l'Arcep, le régulateur du secteur.

Alors que le régulateur ne s'était pas jusque-là prononcé sur la 3G, l'Autorité de la concurrence avait estimé en juin que la signature d'un accord en 3G entre Free et l'un de ses rivaux atténuerait le risque de distorsion de la concurrence en France.

Edité par Jean-Michel Bélot

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