Les opérateurs télécoms inégaux devant la hausse de TVA

mercredi 2 mars 2011 15h30
 

par Marie Mawad

PARIS (Reuters) - Les opérateurs télécoms français ont subi inégalement l'impact de la hausse de TVA décidée par l'Etat sur les forfaits de téléphonie fixe et mobile comprenant des services de télévision.

Certains, dont Bouygues Telecom, ont fait état de gains d'abonnés attribués en partie au changement de taxation, tandis que d'autres, SFR et France Télécom, ont signalé des manques à gagner dans leur chiffre d'affaires et Ebitda de 2011.

"Le bilan est globalement positif", a déclaré mercredi Martin Bouygues, PDG de Bouygues, lors d'une conférence de presse, sans toutefois chiffrer l'impact global de la TVA sur les comptes.

Il a fait état d'un effet "extrêmement positif" sur les ventes de Bouygues Telecom, lié à la décision de la société de ne pas répercuter la hausse de taxe sur ses forfaits mobiles.

Certains contrats de télécoms ont été rendus temporairement caducs par des changements de conditions tarifaires chez France Télécom et SFR, et les résiliations ont dépassé leurs niveaux habituels autour de la date du 1er février, se traduisant par des mouvements dans les bases d'abonnés.

Martin Bouygues, en réponse à une question sur les recrutements de clients depuis le début de l'année, a qualifié de "significatif" le gain d'abonnés constaté.

SFR a quant à lui constaté une perte, nette des gains de clients, comprise entre 50.000 et 60.000 abonnés depuis le début 2011, a déclaré Pierre Trotot, son directeur financier, mardi lors d'une conférence téléphonique.

"Avec l'histoire de la TVA, notre 'churn' (taux de désabonnement) a été assez important en janvier et février, mais nos ventes ont également été importantes", a-t-il dit.   Suite...

 
<p>Les op&eacute;rateurs t&eacute;l&eacute;coms fran&ccedil;ais ont subi in&eacute;galement l'impact de la hausse de TVA d&eacute;cid&eacute;e par l'Etat sur les forfaits de t&eacute;l&eacute;phonie fixe et mobile comprenant des services de t&eacute;l&eacute;vision. /Photo d'archives/REUTERS/Eric Gaillard</p>