Yahoo serait en discussion pour céder sa part dans Yahoo Japan

mercredi 2 mars 2011 10h07
 

NEW YORK/TOKYO (Reuters) - Yahoo est en discussions avancées pour sortir de sa coentreprise japonaise afin de résoudre les dysfonctionnements de ses partenariats en Asie et de lever jusqu'à huit milliards de dollars pour lutter contre Google et Facebook.

La cession de sa participation de 35% dans Yahoo Japan à Softbank, déjà actionnaire de la coentreprise à hauteur de 42%, pourrait intervenir d'ici quelques semaines, ont indiqué mercredi des sources au fait de la situation.

Si un accord était trouvé, Yahoo porterait probablement son attention vers la Chine où il détient quelque 40% du capital de l'importante société internet Alibaba Group, propriétaire du site Alibaba.com, ont précisé ces sources sans détailler quels seraient ses projets.

Les relations entre Yahoo, Softbank et Alibaba se sont détériorées ces dernières années.

Le fondateur d'Alibaba Jack Ma a des velléités de racheter à Yahoo la part qu'il détient dans sa société, tandis que le fondateur et principal actionnaire de Softbank Masayoshi Son a plusieurs fois attaqué le groupe sur ses performances passées dans l'innovation et son approche des marchés internationaux.

Softbank détient également une participation dans Alibaba.

"Il y a une relation triangulaire entre les trois parties. Tout ce qui arrive Alibaba les implique toutes les trois", a dit l'une des sources.

Le titre Yahoo Japan a clôturé en hausse de 3,7% à Tokyo mercredi après que Reuters a rapporté ces discussions laissant espérer le paiement d'une prime par Softbank.

L'action de Softbank, troisième opérateur mobile nippon, a abandonné 3,6%, les investisseurs restant sceptiques quant à la capacité du groupe à financer l'opération. L'action Alibaba a perdu 1,2% à Hong Kong.   Suite...

 
<p>Yahoo est en discussions avanc&eacute;es pour sortir de sa coentreprise japonaise afin de r&eacute;soudre les dysfonctionnements de ses partenariats en Asie et de lever jusqu'&agrave; huit milliards de dollars pour lutter contre Google et Facebook, selon des sources au fait de la situation. /Photo d'archives/REUTERS</p>