24 février 2011 / 14:12 / dans 7 ans

France Télécom insiste sur son cash pour une année 2011 atone

<p>St&eacute;phane Richard, le nouveau PDG de France Telecom. L'op&eacute;rateur historique s'attend &agrave; une ann&eacute;e 2011 dans la lign&eacute;e de l'exercice &eacute;coul&eacute; en termes d'activit&eacute; et de marges, confirmant ses objectifs d'un cash flow organique de huit milliards d'euros et d'un dividende de 1,40 euro par action. /Photo prise le 24 f&eacute;vrier 2011/REUTERS/Beno&icirc;t Tessier</p>

par Marie Mawad

PARIS (Reuters) - France Télécom a annoncé jeudi s‘attendre à une année 2011 dans la lignée de l‘exercice écoulé en termes d‘activité et de marges, confirmant ses objectifs d‘un cash flow organique de huit milliards d‘euros et d‘un dividende de 1,40 euro par action.

L‘opérateur historique, qui a amélioré ses conquêtes d‘abonnés en France fin 2010 grâce à une offensive commerciale agressive, mais au prix d‘une érosion de sa rentabilité, anticipe une pression toujours forte de la part de ses concurrents SFR, Bouygues et Iliad.

“On est légèrement plus optimiste que l‘année dernière, mais (2011) sera largement comparable à ce qui s‘est passé en 2010”, a déclaré le directeur financier Gervais Pellissier, lors d‘une conférence téléphonique, tout en précisant que la pression sur les marges devrait se maintenir en 2011.

A 14h45, l‘action reculait de 2,10% à 15,855 euros, dans une capitalisation boursière de quelque 42 milliards d‘euros, à comparer avec une baisse de 0,2% pour le CAC 40 et de 0,76% pour l‘indice sectoriel des télécoms.

Des analystes ont exprimé des doutes sur la capacité du groupe à atteindre son objectif de free cash flow organique en 2011, du fait d‘un contexte réglementaire et concurrentiel difficile et d‘une hausse des investissements dans les réseaux.

“Depuis quelques années ce groupe a marqué des points avec les marchés pour la fiabilité et la solidité des engagements. Comme nous l‘avons fait par le passé, nous tiendrons l‘engagement de huit milliards d‘euros cette année”, a déclaré le directeur général Stéphane Richard, en conférence de presse.

Gervais Pellissier a précisé que la réduction attendue des frais financiers et du besoin en fonds de roulement devrait soutenir la génération de trésorerie du groupe en 2011.

PRÉVISIONS 2012 ATTENDUES EN MAI

France Télécom, dont le conseil d‘administration a officialisé mercredi soir la nomination de Stéphane Richard en tant que PDG à compter du 1er mars, a également déclaré viser pour 2011 un chiffre d‘affaires “en légère croissance” et une marge d‘Ebitda en recul d‘un point en données comparables.

En 2010, le bénéfice net s‘est établi à 4,88 milliards d‘euros et l‘Ebitda à 15,64 milliards en données retraitées de provisions sur le plan des employés séniors (492 millions) et de restructurations (547 millions), pour des ventes de 45,5 milliards. Le cash flow organique s‘est établi à 8,11 milliards.

Au sujet des prévisions pour 2012, outre celle d‘un versement de dividende de 1,40 euro que le groupe a confirmée, le dirigeant a indiqué qu‘elles seraient détaillées lors de la conférence pour les investisseurs prévue le 25 mai.

Interrogé sur une éventuelle réitération de l‘objectif de huit milliards de cash flow, il a répondu : “Non, on n‘atteindra pas huit milliards en 2012, parce que vous avez un effet, qui est attendu par le marché, qui fait qu‘on va se remettre à payer de l‘impôt (en France). (...) Il faut qu‘on calcule combien.”

Le groupe a réitéré sa stratégie de croissance dans les pays émergents en dépit des événements politiques récents en Afrique et au Moyen-Orient, et fait état d‘un retour à la normale en Egypte et en Tunisie.

NOUVELLE HAUSSE DES CONQUETES D‘ABONNES

En terme d‘activité, la ligne de conduite globale pour les années à venir reste de maintenir une bonne dynamique commerciale et une stratégie de prix axée sur la valeur, notamment avec les smartphones.

La part de conquête de nouveaux abonnés dans le fixe en France a atteint 36% au quatrième trimestre, à comparer avec 28,2% au troisième. Elle se redresse ainsi nettement après un début d‘année particulièrement faible et le taux de 15,5% enregistré au deuxième trimestre.

Dans le mobile en France, le groupe affiche une part de marché quasiment stable de 46,6%, incluant ses partenariats avec les opérateurs sans réseau (MVNO), a précisé Gervais Pellissier.

“Le mois de décembre a été le mois le plus fort d‘activité commerciale en matière de mobile pour le groupe depuis le début de commercialisation de mobiles, avec un nombre d‘actes commerciaux jamais atteint jusque-là”, a-t-il expliqué.

Mais la marge d‘Ebitda retraité de l‘opérateur en France s‘est érodée de 1,6 point en 2010, à 37,8%.

Edité par Jean-Michel Bélot

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