L'offre d'Etisalat sur Zain fortement compromise

dimanche 20 février 2011 18h54
 

KOWEIT/DUBAI (Reuters) - L'offre de 12 milliards de dollars (8,7 milliards d'euros) lancée par Etisalat, l'opérateur télécoms des Emirats arabes unis, sur le koweïtien Zain est mise en péril par le refus de ce dernier de remplir une condition clé de l'accord.

Dimanche, Zain a rejeté toutes les offres portant sur la vente de ses parts dans ses activités en Arabie saoudite, qui était l'une des conditions imposées pour que le rachat de l'opérateur puisse avoir lieu.

Etisalat, basée à Abou Dhabi, souhaite se développer à l'étranger depuis qu'elle a perdu son monopole national en 2007.

Le groupe a proposé en septembre d'acheter 46% du capital de Zain à l'actionnaire majoritaire, le conglomérat familial Kharafi.

Mais l'opération a été confrontée à de multiples obstacles, notamment un recours en justice lancé par des actionnaires de Zain hostiles au projet.

Etisalat a à deux reprises prolongé le délai qu'il s'était imposé pour conclure la consultation des comptes ("due diligence").

"La probabilité qu'un accord Zain-Etisalat soit conclu est désormais faible, ce qui ramène Kharafi à la case départ pour chercher un nouvel acquéreur", a commenté un analyste du marché local des télécommunications, qui n'a pas souhaité être identifié.

Zain doit vendre une participation de 25% dans Zain Saudi, valorisée 750 millions de dollars, pour éviter tout chevauchement avec Etisalat, également présent dans le royaume avec l'affilié Mobily.

Ahmed Hagagy et Matt Smith, Gregory Schwartz pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

 
<p>L'offre de 12 milliards de dollars (8,7 milliards d'euros) lanc&eacute;e par Etisalat, l'op&eacute;rateur t&eacute;l&eacute;coms des Emirats arabes unis, sur le kowe&iuml;tien Zain est mise en p&eacute;ril par le refus de ce dernier de remplir une condition cl&eacute; de l'accord. /Photo prise le 2 ao&ucirc;t 2010/REUTERS/Mosab Omar</p>