Google propose un Twitter contre la censure en Egypte

mardi 1 février 2011 07h29
 

par Alexei Oreskovic

SAN FRANCISCO (Reuters) - Google a mis en place lundi un service téléphonique pour permettre aux Egyptiens de contourner le blocage de l'internet imposé par le gouvernement et d'envoyer des messages sur le réseau social Twitter sans avoir à recourir à une connexion au web.

Google précise que ce nouveau service, mis au point avec des ingénieurs de Twitter, permet aux utilisateurs de composer un numéro de téléphone et de laisser un message vocal qui est automatiquement traduit en message texte sur Twitter.

Le message est publié et identifié avec le tag #egypt.

"Comme beaucoup de gens, nous sommes rivés aux informations en provenance d'Egypte et nous avons réfléchi à ce que nous pourrions faire pour aider les gens sur place", peut-on lire dans une note publiée sur le blog officiel de Google.

La note est intitulée "Un peu de travail ce week-end qui va (espérons-le) permettre aux Egyptiens de se faire entendre". Le texte fournit trois numéros de téléphone à appeler et précise qu'aucune connexion internet n'est nécessaire.

Les autorités égyptiennes ont interrompu une très grande partie des services d'accès à internet depuis le début des manifestations demandant le départ du président Hosni Moubarak.

Les manifestants avaient eu massivement recours aux réseaux sociaux comme Facebook et Twitter, transformés en outils de communication au début de la révolte. L'une des premières mesures du gouvernement fut de couper l'internet dans l'ensemble du pays.

Une source proche du dossier a expliqué que Google n'entendait pas prendre partie dans la crise politique qui secoue l'Egypte mais que le géant californien veut simplement offrir un accès à l'information comme le fait YouTube en relayant la couverture en direct proposée par la chaîne qatarie Al Djazira.   Suite...

 
<p>Google a mis en place lundi un service t&eacute;l&eacute;phonique pour permettre aux Egyptiens de contourner le blocage de l'internet impos&eacute; par le gouvernement et d'envoyer des messages sur le r&eacute;seau social Twitter sans avoir &agrave; recourir &agrave; une connexion au web. /Photo d'archives/REUTERS</p>