Les stars du net français lorgnent de nouveau la Bourse

mardi 25 janvier 2011 16h48
 

par Julien Ponthus

PARIS (Reuters) - Winamax, Assurland, Vente Privée, Sarenza ou encore Viadeo: la liste des entreprises françaises de l'internet tentées par la Bourse devient impressionnante dans un secteur rendu euphorique par les valorisations envisagées pour les géants américains Facebook, LinkedIn ou Groupon.

Déjà galvanisées par les transactions intervenues en 2010 sur Meetic, Leboncoin, Seloger, PriceMinister ou Liligo, les entreprises hexagonales bénéficient aussi de l'appétit retrouvé des investisseurs prêts à payer des multiples de valorisation conséquents.

"Il y a une vraie demande des investisseurs", a observé mardi Virginie Lazès de la banque d'affaires Bryan Garnier, lors d'une conférence organisée par le site d'informations financières CFnews.

Hasard du calendrier, cette conférence sur le secteur de l'internet intervient le jour même de l'annonce par Orange de négociations exclusives pour prendre 49% du capital du site de diffusion de vidéos Dailymotion, pour un montant de 58,8 millions d'euros.

Selon Virginie Lazès, une entreprise peut obtenir sur les marchés une valorisation jusqu'à 15 fois son résultat d'exploitation, voire plus si sa croissance est particulièrement prometteuse.

UNE NOUVELLE BULLE ?

La surenchère de plus de 10% consentie par l'éditeur allemand Axel Springer pour rafler le site de petites annonces en ligne Seloger.com est d'ailleurs jugée symptomatique d'un secteur dont l'euphorie fait penser certains observateurs à la bulle internet qui a brutalement crevé en 2001.

"Ce n'est pas une bulle, ces sociétés font de l'argent", a déclaré à Reuters Benoist Grossmann, directeur général de Idinvest Partners, un fonds de capital investissement qui a notamment investi dans le site de rencontre Meetic.   Suite...