Les budgets 4G suspendus au prix des licences, selon Alcatel

lundi 24 janvier 2011 19h14
 

par Marie Mawad

PARIS (Reuters) - Alcatel-Lucent voit un net intérêt de la part des opérateurs télécoms français pour les réseaux mobiles de future génération (4G), mais la vitesse de leur déploiement dépendra beaucoup du prix des licences qui seront mises aux enchères par l'Etat.

Pascal Homsy, PDG d'Alcatel-Lucent France, et André Mechaly, directeur de la stratégie de la division française, ont déclaré lundi à Reuters que l'attribution des fréquences 4G, attendue cette année, devrait ouvrir la voie à un déploiement d'infrastructures en deux temps entre 2012 et 2015.

"Même s'ils n'ont pas encore les fréquences, il y a un intérêt de la part des opérateurs pour la technologie. L'appétit est définitivement là", a indiqué Pascal Homsy.

Des négociations sont en cours entre le gouvernement, les opérateurs télécoms et le régulateur du secteur, l'Arcep, sur les conditions d'attribution des licences mobiles 4G, permettant notamment de transmettre des données plus rapidement que sur les réseaux actuels.

Alors que ces licences pourraient rapporter quelque deux milliards d'euros à l'Etat, des sources sectorielles ont redouté que le gouvernement ne tire à la hausse le prix de réserve des enchères à venir avant l'été.

Car l'attribution des licences devrait donner le coup d'envoi aux investissements, mais des fréquences trop chères limiteraient les moyens que France Télécom, SFR, Bouygues ou Iliad peuvent consacrer aux réseaux 4G, et ralentiraient ainsi le déploiement de cette nouvelle technologie.

"Il ne faut pas oublier qu'en France les réseaux 3G sont plutôt de bonne qualité par rapport à ce qui peut se passer ailleurs. Il y a encore du potentiel capacitaire, donc il y a moins de contrainte sur la nécessité d'ouvrir un service de type LTE (4G) que dans d'autres pays, en particulier aux Etats-Unis", a expliqué André Mechaly.

DÉPLOIEMENT EN DEUX TEMPS   Suite...