January 24, 2011 / 5:35 PM / 6 years ago

Les fabricants de montres se font des amis sur Facebook

5 MINUTES DE LECTURE

<p>Les fabricants de montres se tournent de plus en plus vers les m&eacute;dias sociaux tels que Facebook ou Twitter pour promouvoir leurs marques et mieux cerner les attentes de leurs clients, y compris en Chine. /Photo d'archives/Valentin Flauraud</p>

par Silke Koltrowitz

ZURICH (Reuters) - Les fabricants de montres se tournent de plus en plus vers les médias sociaux tels que Facebook ou Twitter pour promouvoir leurs marques, y compris en Chine.

Si la distribution en ligne peine toujours à convaincre sur les segments très haut de gamme, les horlogers ont toutefois bien compris l'intérêt de ces nouveaux médias non seulement pour mettre en valeur leurs produits mais aussi pour cerner les attentes de leurs clients.

"Les médias sociaux sont importants dans la mesure où ils permettent aux clients d'accéder rapidement à l'information dont ils ont besoin. Mais ils offrent également une excellente remontée d'informations sur les désirs des clients", considère Marc Guten, directeur marketing de Vacheron Constantin, qui s'exprimait à l'occasion du Salon de la Haute Horlogerie, à Genève la semaine dernière.

Vacheron Constantin, une marque du groupe Richemont, est l'une des plus anciennes maisons d'horlogerie en Suisse. Ses origines remontent à 1775, lorsque Jean-Marc Vacheron, alors âgé de 24 ans, ouvre un atelier d'horlogerie à Genève.

Mais cet héritage n'a pas empêché la société de se mettre au diapason d'internet. En décembre, Vacheron Constantin a lancé sa page Facebook, qui compte déjà 10.000 amis.

"Bien que Facebook ne soit pas disponible en Chine, nous avons beaucoup de messages en chinois. Il y a un véritable besoin de communication que nous devons satisfaire", estime Marc Guten, qui souligne l'importance du marché chinois pour Vacheron Constantin.

Parmi ses projets, la société compte notamment engager une à deux personnes en Chine pour assurer la traduction de son forum de discussion en ligne, dénommé The Hour Lounge.

La Chine et Hong Kong ont contribué à plus du quart des exportations horlogères suisses entre janvier et novembre 2010, poussant les fabricants de montres à accroître leurs investissements dans la région.

Or, selon Jean-Claude Bivet, directeur général de Hublot, "les marchés émergents sont beaucoup plus friands de médias sociaux", ce qui rend ces supports très intéressants pour promouvoir une marque sur ces nouveaux marchés.

Hublot, un des fabricants de montres du groupe LVMH, est une des marques horlogères les plus populaires sur les réseaux sociaux. Elle compte 200.000 amis sur Facebook et 1.900 abonnés sur Twitter.

Un Public Plus Jeune

Piaget, autre marque du groupe Richemont, revendique pour sa part 35.000 amis sur Facebook.

"C'est un moyen très direct d'entrer en contact avec nos clients, en particulier avec les plus jeunes", a déclaré Philippe Leopold-Metzger, directeur général de Piaget, lors d'une interview à Reuters.

"Nous savons exactement qui nous suit sur Facebook", a-t-il ajouté, précisant que seulement 20% à 25% des amis ont plus de 40 ans.

Comme Vacheron Constantin, Piaget emploie déjà un responsable des réseaux sociaux à temps plein en Suisse et s'apprête à en recruter un en Chine.

Si les médias sociaux restent avant tout des outils de promotion pour les différentes marques, certaines maisons ont néanmoins transformé ce lien virtuel en relation concrète, en termes de ventes.

Officine Panerai, un fabricant de montres de sport, a ainsi lancé une série limitée dédiée spécialement aux adeptes du forum de la marque, animé directement par ses clients.

"Nous avons créé une montre en l'honneur des Paneristi, comme nous appelons les membres du forum Panerai. Nous avons créé 300 pièces, et nous avons reçu 2.500 demandes en une semaine", raconte Angelo Bonati, le président de cette maison italienne, entrée dans le groupe Richemont en 1997.

"Je suis les discussions sur le forum et il m'arrive parfois de donner des réponses sous un pseudo, mais je préfère garder mes distances pour être certain que les gens se sentent libres de dire ce qu'ils veulent."

Nathalie Olof-Ors pour la version française, édité par Dominique Rodriguez

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below