Les fabricants de montres se font des amis sur Facebook

lundi 24 janvier 2011 18h31
 

par Silke Koltrowitz

ZURICH (Reuters) - Les fabricants de montres se tournent de plus en plus vers les médias sociaux tels que Facebook ou Twitter pour promouvoir leurs marques, y compris en Chine.

Si la distribution en ligne peine toujours à convaincre sur les segments très haut de gamme, les horlogers ont toutefois bien compris l'intérêt de ces nouveaux médias non seulement pour mettre en valeur leurs produits mais aussi pour cerner les attentes de leurs clients.

"Les médias sociaux sont importants dans la mesure où ils permettent aux clients d'accéder rapidement à l'information dont ils ont besoin. Mais ils offrent également une excellente remontée d'informations sur les désirs des clients", considère Marc Guten, directeur marketing de Vacheron Constantin, qui s'exprimait à l'occasion du Salon de la Haute Horlogerie, à Genève la semaine dernière.

Vacheron Constantin, une marque du groupe Richemont, est l'une des plus anciennes maisons d'horlogerie en Suisse. Ses origines remontent à 1775, lorsque Jean-Marc Vacheron, alors âgé de 24 ans, ouvre un atelier d'horlogerie à Genève.

Mais cet héritage n'a pas empêché la société de se mettre au diapason d'internet. En décembre, Vacheron Constantin a lancé sa page Facebook, qui compte déjà 10.000 amis.

"Bien que Facebook ne soit pas disponible en Chine, nous avons beaucoup de messages en chinois. Il y a un véritable besoin de communication que nous devons satisfaire", estime Marc Guten, qui souligne l'importance du marché chinois pour Vacheron Constantin.

Parmi ses projets, la société compte notamment engager une à deux personnes en Chine pour assurer la traduction de son forum de discussion en ligne, dénommé The Hour Lounge.

La Chine et Hong Kong ont contribué à plus du quart des exportations horlogères suisses entre janvier et novembre 2010, poussant les fabricants de montres à accroître leurs investissements dans la région.   Suite...

 
<p>Les fabricants de montres se tournent de plus en plus vers les m&eacute;dias sociaux tels que Facebook ou Twitter pour promouvoir leurs marques et mieux cerner les attentes de leurs clients, y compris en Chine. /Photo d'archives/REUTERS/Valentin Flauraud</p>