Le PMU conserve son emprise sur les paris hippiques

jeudi 20 janvier 2011 16h14
 

PARIS (Reuters) - L'ouverture à la concurrence des paris en ligne a permis l'émergence de nouveaux acteurs dans les domaines des paris sportifs et du poker mais les paris hippiques restent nettement dominés par le PMU, l'opérateur historique, estime l'Autorité de la concurrence.

Dans un avis publié jeudi, l'institution dresse un premier bilan de la libéralisation des jeux en ligne en France moins d'un an après son entrée en vigueur.

La loi du 12 mai 2010 a ouvert à la concurrence le secteur des jeux d'argent et de hasard en ligne, permettant l'émergence d'une nouvelle concurrence légale face aux deux monopoles historiques, la Française des Jeux (FDJ) et le PMU.

Au total, 48 opérateurs ont obtenu un agrément de l'Autorité de régulation des jeux en ligne pour pouvoir proposer des offres de paris sur internet mais l'étude conduite par l'Autorité de la concurrence fait apparaître des situations contrastées entre les différents catégories de jeux.

Si le poker et les paris hippiques ont vu émerger une réelle concurrence avec une répartition des mises plutôt équilibrée entre les différents acteurs, "la situation de la concurrence soulève davantage de préoccupations s'agissant des paris hippiques", explique l'institution dans son avis.

Le PMU, qui dispose toujours d'un monopole sur les paris hippiques "en dur", c'est-à-dire dans les points de vente physiques, concentre plus de 80% des mises enregistrées pour ce type de paris, selon l'Autorité de la concurrence. Le groupement d'intérêt économique, qui rassemble 51 sociétés de courses, arrive par ailleurs en quatrième position pour les partis sportifs.

LA FDJ EN 3E POSITION POUR LES PARIS SPORTIFS

A contrario, l'autre opérateur historique, la FDJ, n'arrive qu'en troisième position pour les paris sportifs en ligne avec entre 10 et 25% des mises enregistrées, loin derrière Betclic, le numéro un, qui capte 35% à 50% des mises.

L'Autorité précise qu'il s'agit d'une première évaluation, réalisée seulement quelques mois après l'ouverture à la concurrence du secteur, qui est susceptible d'évoluer sensiblement sous l'effet des innovations technologiques et marketing.   Suite...

 
<p>Le Pari mutuel urbain (PMU) domine encore nettement le secteur des paris hippiques, encore ferm&eacute; aux nouveaux acteurs des jeux en ligne, selon l'autorit&eacute; de la concurrence, qui s'inqui&egrave;te de cet avantage concurrentiel. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau</p>