Steve Jobs en arrêt-maladie mais reste à la tête d'Apple

lundi 17 janvier 2011 18h38
 

par Georgina Prodhan et Gabriel Madway

LONDRES/SAN FRANCISCO (Reuters) - Steve Jobs, le directeur général d'Apple, a annoncé lundi qu'il prenait un nouvel arrêt-maladie, le deuxième en deux ans, tout en affirmant qu'il continuerait à suivre la stratégie du groupe, ce qui n'a pas empêché l'action de chuter en Bourse.

Steve Jobs, qui avait déjà dû quitter le groupe pour six mois il y a deux ans pour une greffe du foie, précise qu'en son absence, le directeur général délégué Tim Cook sera responsable pour l'ensemble des opérations au quotidien.

"A ma demande, le conseil d'administration m'a accordé un arrêt-maladie pour que je puisse m'occuper de ma santé. Je continuerai en tant que directeur général et resterai impliqué dans les décisions stratégiques concernant le groupe", déclare Steve Jobs, qui est âgé de 55 ans, dans un courriel au personnel du groupe.

Les marchés américains étaient fermés lundi pour le Martin Luther King Day. L'action Apple cotée à Francfort a perdu 6,2%.

Steve Jobs, qui a déjà eu un cancer du pancréas en 2004, n'a pas indiqué combien de temps durerait son absence. "J'espère être de retour dès que je le pourrai", a-t-il dit.

Pendant son précédent arrêt-maladie, entre janvier et juin 2009, Steve Jobs était resté impliqué dans les grandes décisions stratégiques et Tim Cook avait également pris en charge les opérations au jour le jour du groupe.

PATRON CHARISMATIQUE

L'image d'Apple est très liée à celle de Steve Jobs, un patron charismatique qui a su insuffler un nouvel élan à un groupe en perte de vitesse à son retour en 1996, après 12 ans d'absence de la société qu'il avait cofondée.   Suite...

 
<p>Le directeur g&eacute;n&eacute;ral d'Apple, Steve Jobs, est de nouveau en arr&ecirc;t-maladie pour une p&eacute;riode ind&eacute;termin&eacute;e, mais il continuera &agrave; suivre la strat&eacute;gie du groupe. A la suite de cette information, l'action du g&eacute;ant informatique cot&eacute;e &agrave; Francfort chutait de 8,80% dans l'apr&egrave;s-midi. /Photo prise le 20 octobre 2010/REUTERS/Norbert von der Groeben</p>