Huawei mise sur la 4G pour grandir en France

lundi 17 janvier 2011 13h30
 

PARIS (Reuters) - Huawei mise sur le déploiement des réseaux télécoms de quatrième génération (4G) pour augmenter son empreinte en France et souhaiterait être perçu à terme comme un acteur local, a déclaré lundi le vice-président de la division française de l'équipementier télécoms chinois.

Les opérateurs télécoms français attendent que les licences de téléphonie mobile 4G soit attribuées pour investir dans de nouvelles infrastructures, l'Etat français ayant prévu de lancer avant l'été des enchères qui pourraient lui rapporter quelque deux milliards d'euros.

"A chaque fois, le bon moment pour nous ça a été la rupture (technologique)", a dit Christian Paquet dans un entretien à Reuters.

Huawei a fait son entrée sur le marché français en 2003 dans le cadre d'un contrat avec Ldcom, aujourd'hui devenu une partie de l'opérateur SFR, puis peu après avec Free.

De nouveaux besoins technologiques émergeaient alors chez les opérateurs dans la téléphonie fixe, tandis qu'étaient lancées en France les premières offres "triple play" - téléphone, internet, télévision.

"C'est en France qu'on a eu les premiers grands contrats en Europe, avant (de signer ailleurs avec) BT ou Vodafone", a indiqué le vice-président de Huawei France.

"Le but, c'est que dans les dix ans qui viennent on (les clients) ne se pose plus la question de savoir si on est chinois ou autre", a-t-il poursuivi.

Huawei a réalisé en 2010 près de 70% de ses ventes hors de Chine, pour un chiffre d'affaires global qui en 2009 atteignait l'équivalent de 17 milliards d'euros.

Dans le même secteur, le groupe franco-américain Alcatel-Lucent a publié en 2009 des ventes de 15,2 milliards d'euros, tandis que le suédois Ericsson affichait l'équivalent de 23,1 milliards d'euros.

Marie Mawad et Leila Abboud, édité par Dominique Rodriguez

 
<p>Huawei mise sur le d&eacute;ploiement des r&eacute;seaux t&eacute;l&eacute;coms de quatri&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration (4G) pour augmenter son empreinte en France et souhaiterait &ecirc;tre per&ccedil;u &agrave; terme comme un acteur local. /Photo d'archives/REUTERS</p>