RIM propose à l'Inde un accès partiel aux services du Blackberry

jeudi 13 janvier 2011 18h47
 

NEW DELHI (Reuters) - Research In Motion, le fabricant du Blackberry, a annoncé jeudi avoir donné aux autorités indiennes le moyen d'accéder à son service Messenger, tout en répétant qu'aucune solution n'existait pour surveiller les courriels sécurisés des entreprises.

Le gouvernement indien, qui évoque des impératifs de sécurité nationale, cherche depuis plusieurs mois à accéder à tous les services proposés par le fabricant canadien sur ses combinés Blackberry.

"(...) Aucune modification n'a pu être faite depuis l'architecture de sécurité pour les clients du BlackBerry Enterprise Server, contrairement aux rumeurs; l'architecture de sécurité est la même partout dans le monde et RIM n'a réellement pas la possibilité de fournir à ses clients les clés de chiffrement", a déclaré le groupe canadien.

Les courriers électroniques échangés sur les Blackberry transitent par un serveur baptisé BlackBerry Enterprise Server (BES) où ils sont au préalable cryptés avant d'arriver au destinataire. Le groupe canadien affirme qu'il ne détient pas la clé principale de décodage de ces courriels et seule l'entreprise qui émet un courriel codé à la possibilité de le décrypter ou d'en donner l'accès à un tiers.

Jeudi, un haut fonctionnaire du ministère l'Intérieur a déclaré qu'il était toujours en attente de la solution proposée par RIM et que la position du gouvernement sur un accès au courrier électronique des entreprises demeurait inchangée.

"Je ne peux pas répondre sans avoir vu leur réponse au gouvernement indien", a-t-il déclaré à Reuters.

Devidutta Tripathy et Krittivas Mukherjee, Claude Chendjou pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

 
<p>Magasin de t&eacute;l&eacute;phonie &agrave; Bombay. Research In Motion (RIM), le fabricant du Blackberry, a donn&eacute; aux autorit&eacute;s indiennes le moyen d'acc&eacute;der &agrave; son service Messenger, tout en r&eacute;p&eacute;tant qu'aucune solution n'existait pour surveiller les courriels s&eacute;curis&eacute;s des entreprises. /Photo d'archives/REUTERS/Danish Siddiqui</p>