Pékin a fermé 60.000 sites internet pornographiques cette année

jeudi 30 décembre 2010 08h13
 

PEKIN (Reuters) - La Chine a fermé plus de 60.000 sites internet pornographiques cette année et près de 5.000 personnes ont été interpellées, a annoncé jeudi un porte-parole du gouvernement chinois.

Pékin a lancé en décembre dernier une grande campagne de lutte contre la pornographie alors que les contenus obscènes envahissent la toile et les téléphones portables.

Mais selon ses détracteurs, les autorités chinoises ont profité de cette campagne pour renforcer la censure sur Internet en fermant notamment des sites évoquant des sujets politiques sensibles.

Face à ces critiques, Wang Chen, président du bureau d'Information du conseil des affaires d'Etat (SCIO) et porte-parole du gouvernement, a défendu jeudi l'offensive menée contre les contenus pornographiques.

"Notre campagne a été un grand succès et cela n'a pas été facile", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. "Mais notre campagne n'est pas finie. Cela va être une lutte de longue haleine."

"Tant qu'il y aura des gens dotés des mauvaises intentions, qui souhaitent diffuser des informations violentes et pornographiques, nous devrons poursuivre notre campagne pour sévir contre la diffusion de ce type d'information", a-t-il ajouté.

Sur les 4.965 suspects, 1.332 ont été condamnés au pénal dont 58 à des peines de prison de 5 ans et plus, a précisé Wang.

Le gouvernement a passé au crible le contenu d'1,79 million de sites internet et ont supprimé 350 millions d'articles, de photographies et de vidéos pornographiques et obscènes.

La Chine, qui compte 450 millions d'internautes, bloque l'accès à de nombreux sites internet, dont Youtube, Twitter, Flickr et Facebook.

Ben Blanchard, Sabrina Mao et Benjamin Kang, Marine Pennetier pour le service français

 
<p>La Chine a ferm&eacute; plus de 60.000 sites internet pornographiques cette ann&eacute;e et pr&egrave;s de 5.000 personnes ont &eacute;t&eacute; interpell&eacute;es, annonce un porte-parole du gouvernement chinois. /Photo d'archives/REUTERS</p>