Plainte d'utilisateurs d'iPhone et d'iPad contre Apple aux USA

mardi 28 décembre 2010 17h34
 

(Reuters) - Un groupe d'utilisateurs du combiné iPhone et de la tablette iPad ont déposé une plainte contre Apple aux Etats-Unis, accusant des applications dédiées à ces appareils de fournir des données personnelles aux annonceurs sans l'accord de l'intéressé.

Les plaignants réclament l'interdiction de transmettre des informations privées sans le consentement des utilisateurs, ainsi qu'une compensation financière, montre le contenu de cette action en nom collectif (class action), déposée auprès d'un tribunal fédéral de Californie et publiée sur le site internet www.scribd.com.

Outre Apple, les développeurs d'applications telles que Textplus4, Paper Toss, Weather Channel, Dictionary.com, Talking Tom Cat et Pumpkin Maker sont également visés par cette plainte.

"Aucun des accusés n'a suffisamment informé les plaignants sur ses pratiques et aucun n'a obtenu leur consentement pour procéder ainsi", souligne la plainte, déposée le 23 décembre.

Selon ce document, l'identifiant Unique Device ID qu'Apple assigne à chacun de ses appareils est devenu un outil convoité par les annonceurs, en quête d'un moyen fiable de connaître les habitudes des utilisateurs de l'internet mobile.

En avril, le groupe de Cupertino avait modifié sa convention avec les développeurs, afin d'interdire la transmission de données personnelles à des tiers, excepté celles directement nécessaire au bon fonctionnement de l'application.

Mais les plaignants estiment qu'Apple n'a pris aucune mesure pour faire appliquer cette modification, en raison des critiques qu'elle a soulevé chez les annonceurs.

Supantha Mukherjee, Jean Décotte pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

 
<p>Un groupe d'utilisateurs du combin&eacute; iPhone et de la tablette iPad ont d&eacute;pos&eacute; une plainte contre Apple aux Etats-Unis, accusant des applications d&eacute;di&eacute;es &agrave; ces appareils de fournir des donn&eacute;es personnelles aux annonceurs sans l'accord de l'int&eacute;ress&eacute;. /Photos d'archives/REUTERS/Eric Thayer et Vivek Prakash</p>