Pour les fêtes, la France succombe à la cybercarte

mardi 21 décembre 2010 17h11
 

par Elizabeth Pineau

PUTEAUX, Hauts-de-Seine (Reuters) - "Eh, tu veux voir la boule de Noël ?" Lauris Olivier secoue son smartphone, déclenchant une averse de neige sur un gentil père Noël enfermé dans une sphère de verre, tandis que scintillent les mots "Joyeux Noël".

Le directeur de la création de dromadaire.com, numéro un mondial de la cybercarte en terme d'audience, ne doute pas du succès de cette nouvelle création sur le net.

Pour le 1er janvier 2011, il parie sur l'attrait de "Lady Flo", jolie pin up très 1950 qui souhaite une bonne année aux internautes dans un bain de champagne.

Ce jour-là, 18 millions de cartes de voeux dromadaires.com circuleront sur le net, selon les calculs de ses dirigeants. Sans compter les millions d'autres envoyées via des sites français concurrents comme cybercartes.com, joliecarte.com et linternaute.com.

Un succès d'autant plus éclatant que les sites sont gratuits, à la différence de leurs équivalents américains americangreetings.com et hallmark.com.

Dans leurs studios de Puteaux, près de Paris, la quarantaine de jeunes salariés de dromadaire.com, enfants de l'ère internet avec laquelle ils sont nés, rivalisent d'imagination pour trouver les animations qui feront demain "le buzz" sur la toile.

Les séquences sont tournées dans un studio aménagé dans une pièce voisine, où l'on trouve une multitude d'accessoires et un fond de couleur verte devant lequel évoluent les acteurs.

Les salariés se jettent parfois à l'eau, prêtant par exemple leurs voix au chant de Noël interprété par une chorale d'animaux animés.   Suite...