L'offre de Vimpelcom pour Orascom pas assez bonne, selon Telenor

mardi 21 décembre 2010 11h45
 

OSLO (Reuters) - Le groupe norvégien de télécoms Telenor a estimé mardi que l'offre de 6,6 milliards de dollars du russe Vimpelcom pour les actifs de téléphonie mobile de Weather Investments n'était "pas assez bonne" mais se dit prêt à la réétudier si les termes de la transaction sont modifiés.

La direction de Vimpelcom a fait savoir qu'elle allait tenter de renégocier les termes de l'offre qui lui permettrait de prendre le contrôle de l'italien Wind et de l'égyptien Orascom, détenus par la holding Weather Investments de l'homme d'affaires égyptien Naguib Saouiris.

Telenor, qui détient 36% des droits de vote de Vimpelcom, s'est jusqu'à lors opposé à cette opération.

"Nous maintenons que ce n'est pas une opération assez bonne, ni financièrement ni stratégiquement", a déclaré à Reuters le porte-parole de Telenor, Dag Melgaard.

"Ce n'est pas un revers puisque nous maintenons la même position que celle déjà exprimée", a-t-il ajouté.

Interrogé sur la possibilité de voir Telenor réexaminer l'opération si les termes en sont améliorés, il a dit: "Nous n'avons rien enterré et sommes bien sûr disposés à étudier ce que l'organisation présentera."

L'offre de Vimpelcom, sur laquelle un accord entre Weather et le groupe russe a été annoncé en octobre, porte sur le rachat de Wind, troisième opérateur mobile italien, et sur la prise d'une participation de 51% dans Orascom.

Aux termes de cet accord, Telenor devait voir sa participation économique dans le nouveau groupe Vimpelcom diluée à 31,7% contre 39,6%.

Réagissant à ces informations, Naguib Saouiris a déclaré mardi qu'il allait étudier la nouvelle offre de Vimpelcom mais a prévenu que son montant ne changerait pas.   Suite...

 
<p>Le groupe norv&eacute;gien de t&eacute;l&eacute;coms Telenor estime que l'offre de 6,6 milliards de dollars du russe Vimpelcom pour les actifs de t&eacute;l&eacute;phonie mobile de Weather Investments -qui d&eacute;tient l'&eacute;gyptien Orascom et l'italien Wind- n'est "pas assez bonne" mais se dit pr&ecirc;t &agrave; la r&eacute;&eacute;tudier si les termes de la transaction sont modifi&eacute;s. /Photo d'archives/REUTERS/Bob Strong</p>