France Télécom aurait été perquisitionné début décembre

lundi 20 décembre 2010 21h41
 

PARIS (Reuters) - Une trentaine d'enquêteurs de l'Autorité de la concurrence accompagnés d'officiers de la police judiciaire ont perquisitionné chez France Télécom le 9 décembre, dans le cadre d'une plainte déposée en août par SFR contre des pratiques jugées anticoncurrentielles dans la téléphonie mobile aux entreprises, rapporte La Tribune dans son édition de mardi.

Ces perquisitions ont eu lieu, selon le quotidien, dans quatre sites, dont le siège d'Orange France à Arcueil, celui d'Orange Business Services à Saint-Denis et celui du groupe, place d'Alleray à Paris et jusque dans le bureau de Stéphane Richard, directeur général de l'opérateur télécom.

Le quotidien indique que ces visites ont été confirmées par France Télécom.

Personne n'était joignable dans l'immédiat auprès de l'opérateur pour commenter ces informations.

L'Autorité de la concurrence serait à la recherche d'indices d'éventuelles pratiques d'éviction, notamment des rabais trop importants accordés aux grands clients. Des documents papier et informatiques ont été saisis, ajoute La Tribune.

Sur le marché français de la téléphonie mobile d'entreprise, évalué à 3 milliards d'euros, SFR dispose d'une position comparable à celle qu'il a dans le grand public, autour de 34%, celle de France Télécom serait de 55%, contre 42,5% dans le grand public, le solde revenant à Bouygues Telecom, indique La Tribune.

Au terme de son examen, l'Autorité de la concurrence pourra ou non, procéder à une notification de grief. Une décision finale n'est pas attendue avant dix à douze mois.

Pascale Denis, édité par Gregory Schwartz

 
<p>Selon l'&eacute;dition de mardi de La Tribune, une trentaine d'enqu&ecirc;teurs de l'Autorit&eacute; de la concurrence accompagn&eacute;s d'officiers de la police judiciaire ont perquisitionn&eacute; chez France T&eacute;l&eacute;com le 9 d&eacute;cembre, dans le cadre d'une plainte d&eacute;pos&eacute;e en ao&ucirc;t par SFR contre des pratiques jug&eacute;es anticoncurrentielles dans la t&eacute;l&eacute;phonie mobile aux entreprises. /Photo d'archives/REUTERS/R&eacute;gis Duvignau</p>