Nokia confronté à un choix impossible dans les logiciels mobiles

jeudi 9 décembre 2010 23h03
 

par Tarmo Virki

HELSINKI (Reuters) - Symbian, le système d'exploitation mobile de Nokia, voit peu à peu son avance sur son rival Android de Google fondre mais si le géant finlandais choisit de déclarer forfait dans la course aux logiciels, il pourrait n'en retirer qu'un bref répit.

Stephen Elop, qui a pris les rênes de Nokia il y a trois mois, doit présenter en début d'année prochaine son plan pour endiguer le déclin du groupe finlandais. Certains le pressent de tourner le dos aux logiciels mobiles pour se concentrer sur la production de combinés.

Le premier fabricant mondial de téléphones mobiles a tardé à réagir face au large succès de l'iPhone d'Apple, à partir de 2007, et de son kiosque en ligne App Store.

Certes, le finlandais produit toujours huit combinés pour chaque iPhone vendu, mais la branche téléphonie du groupe à la pomme dégage un bénéfice plus important que celui de Nokia depuis plusieurs trimestres.

Imitant le succès d'Apple, Google a lancé Android, un système d'exploitation proposé gratuitement aux fabricants de mobiles. En deux ans, le logiciel est devenu un standard pour les petits constructeurs au point d'atteindre 17% de part de marché au troisième trimestre - contre 37% au leader mondial Symbian, selon le cabinet d'études Canalys.

Si cette tendance se confirme, Android pourrait devenir en 2011 la plate-forme mobile la plus utilisée au monde.

"La bataille des logiciels a été remportée par Google et Apple. Nokia peut soit rejoindre le camp des vainqueurs, soit péricliter en restant dans le statu quo d'une guerre déjà perdue", juge Alexander Peterc, analyste chez Exane BNP Paribas.

Le profil de Stephen Elop, ancien cadre de Microsoft, a donné du crédit à la rumeur selon laquelle Nokia pourrait équiper ses combinés d'Android ou du logiciel Windows Phone de Microsoft.   Suite...

 
<p>Symbian, le syst&egrave;me d'exploitation mobile de Nokia, voit peu &agrave; peu son avance sur son rival Android de Google fondre mais si le g&eacute;ant finlandais choisit de d&eacute;clarer forfait dans la course aux logiciels, il pourrait n'en retirer qu'un bref r&eacute;pit. /Photo d'archives/REUTERS/Bob Strong</p>