Les partisans de WikiLeaks promettent de nouvelles attaques

jeudi 9 décembre 2010 16h18
 

par Keith Weir

LONDRES (Reuters) - Une 'cyber-guerre' est en cours pour défendre WikiLeaks et de nouvelles attaques informatiques sont à attendre contre ceux qui s'en prennent au site spécialisé dans la divulgation de documents secrets, a averti jeudi le porte-parole anonyme d'un groupe de 'hackers'.

Le site internet fondé par l'Australien Julian Assange est dans le collimateur du gouvernement américain depuis qu'il a commencé à divulguer il y a dix jours 250.000 télégrammes diplomatiques confidentiels du département d'Etat.

Parallèlement, il a été lâché par des hébergeurs ou des sites qui lui permettent de se financer grâce à des dons.

En représailles, des pirates informatiques se sont attaqués mercredi aux sites Visa et Mastercard.

Et jeudi, le porte-parole d'Anonymous, un groupe de 'hackers', a averti sur les ondes de la BBC que le site de paiements en ligne PayPal et d'autres adversaires présumés de WikiLeaks seraient probablement eux aussi attaqués.

"Je vois ça comme une guerre en train de naître, mais pas une guerre conventionnelle. C'est une guerre informatique. Nous essayons de préserver un internet libre et ouvert à tous, comme internet l'a toujours été", a déclaré le porte-parole, qui se fait appeler "Coldblood" (sang-froid).

"Anonymous prend principalement pour cibles les sociétés qui ont décidé on ne sait pourquoi de ne plus traiter avec WikiLeaks", a-t-il ajouté en citant Amazon, Mastercard, Visa et PayPal. "La campagne n'est pas terminée, elle continue de battre son plein. Des gens nous rejoignent, de plus en plus de gens téléchargent l'outil 'botnet' qui permet de commander des attaques de 'déni de service'", a-t-il souligné.

Le déni de service fait appel à des 'botnets' ou machines zombies, vastes réseaux d'ordinateurs infectés par un virus ou dotés d'une application qui submerge le site visé de requêtes simultanées.   Suite...