WikiLeaks prend un nouveau nom de domaine après une interruption

samedi 4 décembre 2010 15h10
 

PARIS (Reuters) - WikiLeaks a été indisponible pendant plusieurs heures vendredi car son fournisseur de nom de domaine a décidé de ne plus diriger les internautes vers ce site à l'origine de la divulgation de 250.000 télégrammes diplomatiques américains.

La société EveryDNS.net, qui fournissait le nom de domaine wikileaks.org, a déclaré que WikiLeaks avait enfreint les termes de leur accord. Elle a donc suspendu ses services à 03h00 GMT vendredi.

WikiLeaks a cependant annoncé vendredi sur Twitter qu'il pouvait être consulté à une nouvelle adresse, wikileaks.ch, gérée par un réseau universitaire suisse.

"C'est une décision intelligente. La Suisse est réputée pour ne pas céder aux pressions internationales", a commenté Michiel Leenaars, directeur de la stratégie à NLnet, organisme néerlandais de recherche sur internet.

EveryDNS.net affirme que l'adresse internet de WikiLeaks a été la cible de pirates informatiques et que ces attaques ont perturbé les services fournis à d'autres clients.

Les autorités américaines ont exprimé leur colère après la divulgation par WikiLeaks de 250.000 câbles diplomatiques parfois embarrassants.

Amazon.com a annoncé jeudi avoir cessé d'héberger le site internet de WikiLeaks et démenti que cette décision soit la conséquence de pressions d'élus du Congrès américain.

Joe Lieberman, membre de la commission sénatoriale de la sécurité intérieure, a interrogé Amazon mardi dernier quant à ses rapports avec WikiLeaks et a demandé aux autres entreprises de services informatiques de boycotter WikiLeaks.

Georgina Prodhan, Bertrand Boucey pour le service français, édité par Gilles Trequesser

 
<p>WikiLeaks a &eacute;t&eacute; indisponible pendant plusieurs heures vendredi car son fournisseur de nom de domaine a d&eacute;cid&eacute; de ne plus diriger les internautes vers ce site &agrave; l'origine de la divulgation de 250.000 t&eacute;l&eacute;grammes diplomatiques am&eacute;ricains. WikiLeaks a cependant annonc&eacute; qu'il pouvait &ecirc;tre consult&eacute; &agrave; une nouvelle adresse, http://wikileaks.ch, g&eacute;r&eacute;e par un r&eacute;seau universitaire suisse. /Photo prise le 4 d&eacute;cembre 2010/REUTERS/Pascal Lauener</p>