3 décembre 2010 / 12:26 / dans 7 ans

Internet, 3D et commande simplifiée pour la télévision du futur

par Paul Thomasch

NEW YORK (Reuters) - Dans cinq ans, le téléspectateur pourra peut-être claquer des doigts pour allumer son téléviseur, dérouler sur un mur un écran fin comme du papier et regarder tranquillement un match en trois dimensions - sans porter de lunettes spéciales.

Telle est la télévision du futur esquissée par les dirigeants du secteur, interrogés lors du sommet mondial sur les médias organisé par Reuters cette semaine.

Sur certains détails, tous ne sont pas unanimes, à l‘instar du directeur général du groupe américain de médias Viacom, Philippe Dauman, qui prévient que ces évolutions pourraient se démocratiser dans un futur un peu plus lointain.

En revanche, la plupart de ces responsables estiment que la télévision va devenir plus riche et, si tout va bien, plus simple.

“Personne ne souhaite qu’à l‘avenir les gens aient besoin d‘un diplôme en électronique pour faire fonctionner leurs appareils”, juge Jeffrey Bewkes, directeur général de Times Warner.

A Paris, le directeur général de Technicolor, Frédéric Rose, a dit espérer que dans cinq ans les salons abritent un grand écran, une seule télécommande et une “box” permettant de se connecter à internet, de regarder la télévision et de visionner des vidéos et des films à la demande.

“Mon rêve est que les gens allumeront leur télévision et pourront trouver en trois ou quatre clics ce qu‘ils cherchent”, dit-il “(Aujourd‘hui) il y a trop de ‘box’, trop de télécommandes, trop de matériels.”

TÉLÉCOMMANDE UNIQUE

Les télécommandes multiples sont le problème le plus fréquemment cité à propos de la télévision sous sa forme actuelle. Et ce, alors même que leur fonction se limite souvent, pour le moment, à régler le volume, changer de chaîne, activer la fonction avance rapide ou faire un choix dans une liste.

“La télécommande de base, aujourd‘hui, est inutile quand on joue à des jeux vidéo. La manette de jeux vidéo est superflue quand on regarde un film. Et les deux ne servent à rien quand on veut faire une recherche”, estime Bobby Kotick, qui dirige l’éditeur de jeux Activision Blizzard.

Plusieurs grands noms du secteur s‘accordent à dire qu‘il faudra sans doute miser sur une télécommande unique si l‘on veut que la télévision s’épanouisse en plate-forme de loisirs multiples, entre visionnage d’émissions, jeux, messagerie électronique, lecture de journaux ou shopping en ligne.

Y compris si ce moyen de commande n‘est pas un objet qu‘on peut tenir en main, mais un geste ou une commande vocale.

Pour Strauss Zelnick, à la tête de l’éditeur Take-Two Interactive, les téléspectateurs veulent avant tout des appareils de loisir “sans fil, synchronisés, compatibles, assez cohérents et plug-and-play” (prêts à l‘emploi-NDLR), pas des technologies qui impliquent de passer des heures au téléphone avec la hotline.

“Ça, c‘est dans l‘idéal, parce que la révolution des PC a commencé à la fin des années 1970, et ils ne sont toujours pas plug-and-play”, tempère-t-il.

Strauss Zelnick prédit également “un téléviseur à écran plat de très grand format dans le salon, presque comme du papier peint. De très haute qualité, en très haute définition.”

Avec Georgina Prodhan à Londres et Leïla Abboud à Paris, Jean Décotte pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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