Vivendi redit que sa priorité est d'acquérir 100% de SFR

vendredi 19 novembre 2010 19h37
 

par Gwénaëlle Barzic

PARIS (Reuters) - Vivendi s'est fixé pour priorité de prendre le contrôle de la totalité de SFR dans les mois à venir, reléguant au second plan d'éventuels projets d'acquisitions sur les marchés émergents pour les deux prochaines années.

A l'occasion de la conférence sur les TMT organisée par Morgan Stanley à Barcelone, le président du directoire Jean-Bernard Lévy a indiqué qu'il espérait conclure l'an prochain un accord avec Vodafone sur le rachat des 44% que le britannique détient dans le deuxième opérateur français.

Le rachat des minoritaires de SFR permettrait à Vivendi de s'assurer le contrôle total d'une filiale fortement génératrice de trésorerie et réduirait la décote de conglomérat qui pèse sur son cours en Bourse, du fait de ses diverses participations.

Elle réduirait par ailleurs ses marges de manoeuvre financières en termes d'acquisitions futures, une question qui inquiète certains analystes.

L'action du premier groupe européen de médias et de divertissement affiche une baisse de 1,6% depuis le début de l'année alors que l'indice paneuropéen des médias a gagné dans le même temps 10,9%.

A 11h30 GMT, le titre gagnait 0,2% à 20,40 euros.

"Nous avons une obligation sur le long terme qui est de migrer vers les économies émergentes", a déclaré Jean-Bernard Lévy, en soulignant que Vivendi saisirait au moment approprié les opportunités qui pourraient se présenter dans les marchés émergents comme il l'a déjà fait par le passé.

Vivendi possède 53% de Maroc Telecom et a acquis fin 2009 l'opérateur fixe brésilien GVT.   Suite...

 
<p>Jean-Bernard L&eacute;vy, le pr&eacute;sident du directoire de Vivendi. Le groupe s'est fix&eacute; pour priorit&eacute; de prendre le contr&ocirc;le de la totalit&eacute; de SFR dans les mois &agrave; venir, rel&eacute;guant au second plan d'&eacute;ventuels projets d'acquisitions sur les march&eacute;s &eacute;mergents pour les deux prochaines ann&eacute;es. /Photo prise le 1er septembre 2010/REUTERS/Philippe Wojazer</p>