Net, Twitter, Facebook, SMS: les liaisons dangereuses

vendredi 19 novembre 2010 18h54
 

par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - Rompre par SMS, se faire licencier à cause de Facebook, insulter son voisin sur Twitter: censées faciliter les rapports humains, les nouvelles communications ne sont pas sans danger et imposent la vigilance.

C'est la mise en garde lancée par des chercheurs interrogés par Reuters à l'intention des quelque 15 millions de Français abonnés à Facebook et autres habitués du net et du téléphone portable.

"On passe du privé au public. Il faut que les gens soient alertés là-dessus, quitte à faire ce qu'ils veulent après", prévient Michel Forsé, directeur de recherche au Centre national de recherche scientifique (CNRS).

A l'heure du virtuel, on peut ainsi avoir plusieurs milliers d'amis sans sortir de sa chambre, vivre une histoire d'amour par textos interposés ou condamner à mort "pour rire" son professeur de mathématiques sur son blog.

De nouveaux comportements qui ont leurs conséquences, comme l'a montré la décision du Conseil des Prud'hommes de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), qui a confirmé vendredi le licenciement de deux salariés sanctionnés pour avoir critiqué leur direction lors d'une discussion sur Facebook.

Avoir dénoncé un "club de néfastes" sur le réseau social, espace public par définition, a plaidé contre eux.

Truffés d'informations en apparence anodines, ces réseaux ne sont pas non plus sans danger pour l'entreprise et le salarié, prévient Gwendal Delcros, consultant chez Cert Lexsi, société spécialisée dans la sécurité de l'information.

"Non seulement il y a un risque pour l'image des sociétés, mais les informations peuvent être exploitées comme des renseignements par des concurrents ou des acteurs malveillants", souligne-t-il.   Suite...

 
<p>Rompre par SMS, se faire licencier &agrave; cause de Facebook, insulter son voisin sur Twitter: cens&eacute;es faciliter les rapports humains, les nouvelles communications ne sont pas sans danger et imposent la vigilance. /Photo d'archives/REUTERS/Mario Anzuoni</p>