Les coupes budgétaires en Europe risquent de pénaliser les SSII

vendredi 19 novembre 2010 17h38
 

par Tarmo Virki

BARCELONE (Reuters) - Les sociétés européennes de services informatiques (SSII) ne retrouveront au mieux qu'une croissance marginale l'an prochain car les entreprises et les gouvernements vont continuer de faire très attention à leurs dépenses.

Il n'y a aucune opération majeure d'externalisation des services informatiques à l'ordre du jour et les SSII, même lorsqu'elles sont à la recherche de contrats de plus petite taille, font face à une très forte pression sur les prix, ont expliqué des dirigeants d'entreprise à l'occasion d'une conférence sur les TMT organisée par Morgan Stanley à Barcelone.

"Il y a assurément des signes de retour des commandes mais l'environnement reste difficile - les prix ne reviennent pas", a déclaré Gilles Grapinet, directeur général adjoint d'Atos Origin.

"Nous ne tablons pas avant la deuxième partie de l'an prochain sur le retour d'une quelconque marge de manoeuvre sur les prix", a indiqué de son côté Laurent Lemaire, directeur financier de Steria.

Cette prudence des SSII européennes contraste avec les prévisions de certains concurrents américains ou indiens. Accenture table sur une hausse du chiffre d'affaires entre 7% et 10% pour l'exercice 2011, tandis que l'indien Tata Consultancy Services a déclaré à Reuters en octobre qu'il anticipait même en Europe une croissance annuelle des ventes se poursuivant au rythme de 20% à 25%.

SECTEURS PUBLICS EN CRISE

Les SSII européennes, de leur côté, attendent au mieux une croissance du marché de deux points de pourcentage.

"Il s'agira bien d'une reprise, mais d'une reprise terne (...), légère", a déclaré le directeur financier de Capgemini Nicolas Dufourcq, ce qui faisait baisser l'action du groupe de 3,2% en fin d'après-midi.   Suite...

 
<p>Les soci&eacute;t&eacute;s europ&eacute;ennes de services informatiques (SSII) ne retrouveront au mieux qu'une croissance marginale l'an prochain car les entreprises et les gouvernements vont continuer de faire tr&egrave;s attention &agrave; leurs d&eacute;penses. /Photo d'archives/REUTERS/Sherwin Crasto</p>