L'Algérie n'a pas changé d'avis sur Djeezy

dimanche 14 novembre 2010 14h53
 

ALGER (Reuters) - La position de l'Algérie sur Djezzy, la filiale algérienne d'Orascom Telecom, n'a pas changé malgré les déclarations du groupe égyptien selon lesquelles il pourrait chercher un arbitrage international sur le dossier, a déclaré dimanche le ministre algérien des Télécommunications.

L'Algérie est en désaccord avec Orascom Telecom et ce conflit pourrait mener à la nationalisation de Djezzy, alors que l'opérateur russe de téléphonie mobile Vimpelcom espérait acquérir la filiale du groupe égyptien dans le cadre d'une transaction de 6,6 milliards de dollars (4,7 milliards d'euros) visant à prendre le contrôle des actifs d'Orascom.

Au début du mois, Naguib Saouiris, président d'Orascom Telecom, a envoyé une lettre au Premier ministre algérien dans laquelle il dénonçait des pressions de la part du gouvernement algérien sur l'entreprise, en ajoutant qu'il pourrait ne pas avoir d'autre choix que d'avoir recours à un arbitrage international.

"Notre position n'a pas changé et restera inchangée", a dit à la presse Moussa Benhamadi, ministre des Télécommunications, en marge d'une session parlementaire.

"Ce que (Naguib Saouiris) a dit avait pour objectif de rassurer les actionnaires. Chacun est libre de faire des déclarations mais doit également assumer ses responsabilités", a ajouté le ministre.

"Orascom a dit être prêt à vendre (Djezzy à l'Etat algérien). Nous attendons l'évaluation (de l'entreprise) avant de commencer à discuter."

Les analystes estiment qu'une nationalisation de Djezzy pourrait se faire à un prix très inférieur à la capitalisation boursière de l'entreprise.

Hamid Ould Ahmed, Alexandre Boksenbaum-Granier pour le service français