Google admet le recueil de données personnelles via Street View

vendredi 22 octobre 2010 22h38
 

SAN FRANCISCO (Reuters) - Google a reconnu vendredi que les voitures sillonnant les villes pour prendre les photographies diffusées sur son service de cartographie Street View avaient collecté par inadvertance des données personnelles, telles que le contenu de courriers électroniques ou des mots de passe, dans plusieurs pays.

Selon le géant de l'internet, ces véhicules qui prennent des photos mètre par mètre des rues des agglomérations ont enregistré ces données supplémentaires par erreur, après qu'un extrait de code informatique d'un projet expérimental a été introduit dans le programme.

Un représentant de la firme californienne a déclaré que ces données avaient été effacées dans les pays où les autorités de régulation avaient autorisé cette opération, indiquant que dans d'autres, la suppression ne pourrait être effectuée qu'après la fin des enquêtes.

Google avait fait part de cette récupération non intentionnelle de données en mai.

Les contrôles de ces données, effectués depuis par les autorités de régulation de plus de 30 pays, ont mis en évidence que "si la plupart des données sont fragmentaires, dans certains cas des e-mails complets et des URL, ainsi que des mots de passe, ont été capturés", a précisé Alan Eustace, vice-président Ingénierie et recherche du groupe, dans un message publié vendredi sur le blog Google.

Le géant de l'internet a déclaré qu'il allait modifier ses pratiques en termes de protection des données personnelles, notamment en renforçant la formation de ses ingénieurs sur ce thème.

Alexei Oreskovic, Myriam Rivet pour le service français, édité par Nicolas Delame

 
<p>Appareil photo &eacute;quipant les v&eacute;hicules prenant les clich&eacute;s diffus&eacute;s sur le service de cartographie Street View de Google Le g&eacute;ant de l'internet a reconnu que les voitures de sa flotte "Stree View" avaient collect&eacute; par inadvertance des donn&eacute;es personnelles, telles que le contenu de courriers &eacute;lectroniques ou des mots de passe, dans plusieurs pays. /Photo prise le 2 mars 2010/REUTERS/Christian Charisius</p>